Qui n’a jamais vécu cette situation : parfois, ça coince au moment d’identifier une plante. On est alors heureux d’obtenir un peu d’aide, de jeter un coup d’œil dans une autre clé de détermination ou de demander un deuxième avis. Parfois aussi, le détail à observer est tout simplement trop petit pour être vu à l’œil nu et il faut alors recourir à une aide à l’agrandissement. Sur cette page, vous trouverez les livrets « aides à l’identification » d’InfoFlora, notre outil de détermination basé sur l’IA, FlorID, une explication sur l’aide à l’identification dans FlorApp, une sélection de flores et de sites web utiles, ainsi qu’une comparaison de différentes aides à l’agrandissement.

À intervalles irréguliers, InfoFlora produit une série de petits guides pratiques comme cadeau annuel pour les personnes qui signalent leurs observations. Les livrets peuvent être téléchargés ici en format PDF.
Les graminées ont la réputation d’être difficiles à déterminer : le passage par la clé des genres induit souvent en erreur, en raison de caractères ténus et variables. Cette aide à l’identification sert de point de départ dans la clé des genres pour les personnes débutantes, et d’aide-mémoire rapide pour les botanistes expérimentés. Elle couvre presque tous les genres présents de manière constante en Suisse, classés selon l’inflorescence : épis, panicules et tout ce qui se situe entre les deux.
InfoFlora Aide à la détermination N°3 : Genres des Graminées
Les personnes qui, jusqu’ici, pataugeaient en essayant de déterminer les plantes aquatiques trouveront ici un accès facile : la brochure classe les characées et les plantes vasculaires selon leur forme de croissance, offrant ainsi un aperçu au niveau du genre – comme étape préalable aux clés de détermination habituelles. Idéale pour toutes les personnes qui, en herborisant, osent aussi jeter un œil dans l’eau.
InfoFlora Aide à la détermination N°2 : Plantes aquatiques & Co.
Les gentianes sont connues de beaucoup – surtout les espèces de montagne à grandes fleurs bleues. Le genre est pourtant bien plus diversifié en Suisse, avec une trentaine d’espèces, du minuscule annuel à l’habitant des marais. Cette aide à l’identification montre comment distinguer cette diversité de formes à l’aide des fleurs typiques, en cloche et soudées.
InfoFlora Aide à la détermination N°1 Gentianes
Outre la série de guides, nous mettons à disposition des aides à l’identification individuelles pour les genres difficiles, élaborées par des collaborateurs et des spécialistes du réseau d’InfoFlora :
L’article présente le genre Rosa et explique les caractères utiles à l’identification des espèces. Il propose surtout un tableau synthétique qui remplace une clé d’identification et permet de visualiser les différentes espèces au sein de la variabilité des critères.
Les rosiers sauvages de Suisse, PDF (FR, DE)
Christophe Bornand, InfoFlora. Publié pour la première fois dans : info flora plus 2015, p. 21–24.
Depuis la version 3.0, une aide à l'identification est directement intégrée dans FlorApp. Avec une photo et une connexion à internet, vous pouvez profiter des suggestions de l’outil de reconnaissance d’images FlorID. Mais même sans photo et sans accès à internet, vous pouvez profiter d’un peu d’aide si vous avez déjà une première idée quant à l'identité de l’espèce ; en effet, pour la majorité des espèces, vous disposez de la liste des espèces qui sont souvent confondues avec l'espèce supposée.

FlorID est un outil gratuit d'identification des plantes pour les espèces de plantes sauvages de Suisse. Cet outil est le résultat du projet de recherche COMECO et d’une collaboration entre InfoFlora et le WSL (Institut de recherche sur la forêt, la neige et le paysage). L'outil détermine les plantes à partir des photos mais il prend également en compte le lieu et la date de la prise de vue. Ainsi, la probabilité qu'une certaine espèce soit présente à un endroit donné (écologie et répartition connue) et se trouve dans cet état (phénologique) à ce moment-là est prise en compte. Le résultat de l'analyse est une liste d'espèces avec, pour chacune d'entre elles, une valeur en pourcentage correspondante. Ce pourcentage représente une valeur de confiance. En règle générale, une valeur basse indique une identification incertaine. Attention cependant, une valeur élevée ne garantit pas une identification correcte.

FlorID fonctionne sur la base de l’intelligence artificielle. C’est ce qu’on appelle un « classificateur », c’est-à-dire un algorithme qui classe les données dans des catégories prédéfinies. Dans le cas de FlorID, les données sont des photos et les catégories sont les espèces végétales. Pour la classification, l’algorithme traite différents niveaux d’information. FlorID utilise comme niveaux les photos saisies, le lieu et la date de l’observation.
Avant d’être utilisé, un classificateur doit être « entraîné ». Grâce aux données d’entraînement déjà classifiées, l’algorithme « apprend » comment classifier les futures données introduites. Le classificateur FlorID a été entraîné à l’aide de millions d’images dont la qualité a été contrôlée. En outre, la répartition des espèces a été modélisée à partir d’un nombre encore plus important d’observations géolocalisées. Ce modèle a également été utilisé pour la formation de FlorID. On peut s’imaginer qu’un jeune enfant apprend par expérience ce qu’est un chien et ce qu’est un poisson. Et que si quelque chose vole, il s’agit probablement plus d’un oiseau que d’un poisson. (Comme ce type de classificateurs s’inspire du cerveau humain, on les appelle aussi « réseaux neuronaux artificiels »).
Lors de la saisie de photos, FlorID compare les nouvelles images avec les photos utilisées comme données d’apprentissage. En outre, il tient compte de la probabilité qu’une espèce soit présente à un endroit donné et dans un état (phénologique) donné à une certaine période de l’année. Ces trois niveaux d’information sont ensuite synthétisés pour obtenir la valeur de confiance et les espèces ayant les valeurs de confiance les plus élevées sont listées comme résultat.
FlorID se concentre sur les espèces sauvages. Avec plus de 2500 taxons, il est capable de distinguer une grande partie des espèces de plantes sauvages de la flore suisse, dont une grande liste d’espèces exotiques fréquemment rencontrées dans la nature. L’outil n’est toutefois pas conçu pour identifier les plantes ornementales qui ne se propagent pas dans la nature. On ne peut donc pas s’attendre à une identification correcte pour les plantes cultivées ou horticoles.
Actuellement, les plantes sont identifiées au niveau des espèces ou des agrégats d’espèces. Les sous-espèces ne sont donc pas encore prises en compte.
Contrairement à d’autres outils de reconnaissance d’images, FlorID ne prend pas seulement en compte les images saisies, mais aussi le lieu et la date de l’observation. En outre, la fiabilité profite également de la limitation à la flore sauvage présente en Suisse.
FlorID n’a été entraîné que sur les espèces sauvages présentes en Suisse. Il ne peut donc reconnaître que ces espèces. Pour une espèce à laquelle l’outil n’est pas entraîné, l’espèce la plus proche est présentée comme la plus probable.
En outre, il est essentiel de comprendre que FlorID ne compare pas les caractéristiques individuelles, mais uniquement l’ensemble des pixels d’une image. Il ne voit donc pas les ovaires infères ou les feuilles opposées et ne peut donc pas, comme nous, se limiter systématiquement à une famille ou à un genre.
Une sélection (incomplète) de flores qui peuvent vous aider :
Suisse
Pays voisins, Alpes
Reste de l’Europe
Plantes ornementales et plantes avec potentiel de naturalisation

Une sélection (incomplète) de sites web qui peuvent aider :
Comment s’équiper pour voir des détails trop petits pour être observés à l’œil nu ? À quel prix et avec quel résultat ? Dans l’article paru dans l’édition d’automne de FloraCH, le résultat obtenu avec différents appareils était présenté pour trois exemples concrets – aussi trouverez-vous ici des compléments avec des informations supplémentaires utiles sur les appareils testés et sur la technique de focus stacking :
Voici quelques questions à se poser avant d’acheter un binoculaire ou un stéréomicroscope, pour déterminer chez soi des characées ou d’autres espèces difficilement identifiables sur le terrain à la loupe :
Combien coûte un binoculaire utilisable ?
Pour une détermination sûre, un binoculaire assez simple à environ 150–200 CHF, avec un grossissement maximal d’au moins 40×, est généralement suffisant. On aura toutefois nettement plus de plaisir avec un modèle dans la catégorie de prix à partir d’environ 300 CHF, car l’optique y est nettement meilleure et permet de prendre des photos de qualité suffisante des détails de détermination (par exemple avec le smartphone à travers l’oculaire). Vers le haut, la fourchette de prix est ouverte ; en règle générale, plus c’est cher, meilleure est l’optique. Les modèles très chers permettent en général aussi un réglage continu du grossissement.
Lumière incidente ou lumière transmise ?
Selon notre expérience, le fait de disposer, en plus d’une source de lumière par-dessus (« lumière incidente »), d’une source de lumière par-dessous (« lumière transmise »), ne joue le plus souvent pas un grand rôle. Ce qui est beaucoup plus décisif, c’est la qualité de l’optique du binoculaire. Si le binoculaire ne dispose pas d’une source lumineuse intégrée, un éclairage externe latéral avec des spots fonctionne également très bien – il demande simplement un peu plus de place et de temps de montage.
Conseils pour les photos à travers le binoculaire
D’après notre expérience, il n’est pas nécessaire de disposer d’un équipement spécial coûteux pour prendre, à travers le binoculaire, des photos utilisables avec des détails de détermination reconnaissables. Si le binoculaire a une optique suffisamment bonne (à partir d’environ 300 CHF), on peut très bien photographier directement avec le smartphone à travers l’oculaire.
Avec les smartphones à plusieurs objectifs, il se peut que l’appareil ne fasse pas correctement la mise au point, car il saute d’un objectif à l’autre. S’il n’est pas possible de fixer un objectif via les réglages du smartphone, les objectifs non utilisés peuvent être temporairement recouverts de papier noir.
Eleocharis palustris, photo gagnante du concours photo « Anno nano 2022 » © Yann Fragnière