Classificazione Phytosuisse

  • I · 
    Vegetazione acquatica sommersa, galleggiante e anfibia


    Cette unité comprend les herbiers à characées et à potamots, les végétations flottantes libres ou temporaires des grèves, ainsi que les dépressions inondées à utriculaires. Les espèces caractéristiques de cette unité sont toutes aquatiques à feuillage submergé ou flottant (hydrophytes), parfois non fixées (pleustophytes), éventuellement amphibies (amphiphytes).
    • I.1 · 
      Charetea fragilis


    • I.2 · 
      Lemnetea

    • I.3 · 
      Littorelletea uniflorae

    • I.4 · 
      Potametea pectinati

    • I.5 · 
      Utricularietea intermedio-minoris

  • II · 
    Paludi e sorgenti


    Cette unité comprend les végétations des sources froides à mousses et paludéennes oligotrophiles des bas-marais et marais de transition ou méso- à eutrophiles des marais et des rives. Les espèces caractéristiques de cette unité montrent un appareil végétatif aérien tandis que leurs bourgeons de renouvellement sont situés dans la vase (hélophytes).
    • II.1 · 
      Montio-Cardaminetea

    • II.2 · 
      Scheuchzerio-Caricetea fuscae

    • II.3 · 
      Phragmito-Magnocaricetea

      Phragmito-Magnocaricetea Klika in Klika et Novác 1941

      Gpts mono- ou paucispécifiques (n < 10) de graminées et graminoïdes, plus rarement d'alismatacées, de brassicacées ou d'apiacées amphibies, sous influence de l'eau libre, stagnante ou courante. Floristiquement, ils trouvent une unité dans la présence plus ou moins régulière de Phragmites australis ou de Phalaris arundinacea et dans une moindre mesure de Glyceria maxima, Iris pseudoacorus, Mentha aquatica, Polygonum amphibium, associés le cas échéant à des taxons pionniers hygrophiles à large amplitude tq Agrostis stolonifera ou Lythrum salicaria. Présents dans les zones de sédimentation, leur sol est à minima inondé durant une partie de l'année (parfois en permanence) et toujours engorgé en profondeur (présence d'une nappe). Le niveau d'eau est ainsi variable et peut atteindre 3 m dans les situations les plus aquatiques (cas du Schoenoplectetum lacustris) pour n'être situé qu'en subsurface à - 1 m lors des phases d'exondations estivale ou automnale dans les situations à fort marnage (cas des associations du Phalaridion). Ces unités ont fortement régressé depuis un siècle en raison du drainage, de l'endiguement et de la régulation des niveaux d'eau. Etages plan.-mont. (subalp.).
      • II.3.1 · 
        Bolboschoenetalia maritimi

        Bolboschoenetalia maritimi Hejný in Holub, Hejný, Moravec & Neuhäusl 1967

        Gpts hygrophiles pionniers maritimes ou continentaux des sols salés à alcalins caractérisés par Bolboschoenus maritimus aggr. (inclus B. laticarpus et B. planiculmis), Eleocharis uniglumis, Schoenoplectus tabernaemontani, Schoenoplectus triqueter et Schoenoplectus x carinatus, parfois associés à des espèces maritimes tq Agrostis stolonifera ssp. maritima, Aster tripolium, Juncus maritimus, Triglochin maritimum et/ou à des taxons paludéens tolérant les perturbations. Le sol présente une teneur en sels variables (de différentes natures et parfois avec de faibles teneurs). Il est exondé en période estivale. Sa teneur en éléments nutritifs est variable ; unités de substitution aux roselières, fragmentaires en Suisse, en zones naturellement ou artificiellement perturbées présentes sur des superficies restreintes. Etages plan.-coll.
        • II.3.1.1 · 
          Cirsio brachycephali-Bolboschoenion

          Cirsio brachycephali-Bolboschoenion (von Soó 1945) Mucina in Balátová-Tulácková et al. 1993
          Syn. : Bolboschoenion (hal.) von Soó 1945 ; Bolboschoenion von Soó 1947 ; Bolboschoenion maritimi continentale von Soó (1945) 1947 em. Borhidi 1970 ; Cirsio-Bolboschoenenion (von Soó 1947) Borhidi 1970 em. Passarge 1978. Non : Scirpion maritimi Dahl et Hadàč 1941 ; Halo-Scirpion (Dahl et Hadàč 1941) Den Held et Westoff in Westoff et Held 1969.

          Gpts hygrophiles pionniers continentaux des sols oligohalins caractérisés par Bolboschoenus maritimus aggr. (inclus B. laticarpus et B. planiculmis), Eleocharis uniglumis, Schoenoplectus tabernaemontani et Schoenoplectus x carinatus régulièrement associés à des taxons paludéens ou hygroclines tolérant les perturbations tq Agrostis stolonifera, Alisma plantago-aquatica, Juncus alpinoarticulatus ssp. fuscoater, J. articulatus, Lythrum salicaria ou Typha latifolia, dépourvus des taxons halophiles maritimes tq Agrostis stolonifera ssp. maritima, Aster tripolium, Juncus maritimus, Triglochin maritimum. Leur présence révèle le caractère fugace de ces unités et la faible hauteur d'eau lors des crues (situation entre le niveau moyen des eaux et les hautes eaux). Le développement de Phragmites australis marque une stabilisation des conditions. Le sol, oligohalin à alcalin, est plus ou moins riche en sels (surtout K et Ca) et exondé en période estivale. Sa teneur en éléments nutritifs est variable ; unités de substitution aux roselières, fragmentaires en Suisse, en zones naturellement ou artificiellement perturbées présentes sur des superficies restreintes. Etages plan.-coll.
          • II.3.1.1.1 · 
            Schoenoplectetum tabernaemontani

            Schoenoplectetum tabernaemontani von Soó 1947
            Syn. : Schoenoplectetum tabernaemontani von Soó 1927 ; Scirpetum tabernaemontani Passarge 1955.

            Gpt caractérisé et ordmt dominé par Schoenoplectus tabernaemontani, régulièrement associé à des espèces amphibies tq Alisma plantago-aquatica ou Polygonum amphibium et pionnières tq Agrostis stolonifera, Juncus spp. ou Triglochin palustris, ainsi qu'à Phragmites australis ; souvent présent dans les fossés inondés en eaux peu profondes (0,1 m < p < 0,5 m) ou au sein des ornières créées par les engins d'entretien des marais. Le sol est ordmt de nature minérale (sableux à limoneux) ou de type sapropèle, eutrophe et ordmt plus longuement inondé que le Bolboschoenetum maritimi. Etage plan.-coll.
          • II.3.1.1.2 · 
            Phragmito-Bolboschoenetum maritimi

            Phragmito-Bolboschoenetum maritimi Tyler 1969 nom. mut. prop.
            Syn. : Phragmito-Scirpetum maritimi Tyler 1969 ; Bolboschoeno-Phragmitetum Borhidi et Balogh 1970.

            Gpt bi-stratifié des eaux stagnantes faiblement salines à alcalines méso-eutrophes, marqué par la co-dominance de Phragmites australis et Bolboschoenus maritimus. La phase terrestre est moins longue que dans le cas du Bolboschoenetum maritimi ce qui permet le développement d'espèces strictement hygrophiles tq Galium palustre, Mentha aquatica, Myosotis scorpioides, rares ou absentes du Bolboschoenetum maritimi. Les faciès les plus longuement inondés sont plus appauvris ; unité dont la présence potentielle en Suisse demeure à préciser. Etage plan.
          • II.3.1.1.3 · 
            Bolboschoenetum maritimi

            Bolboschoenetum maritimi von Soó ex Eggler 1933
            Syn. : Bolboschoenetum maritimi von Soó 1927 ; Scirpetum maritimae (Wi. Christiansen 1934) Tx. 1937. Non : Halo-Scirpetum maritimi Dahl et Hadàč 1941.

            Gpt caractérisé et dominé par Bolboschoenus maritimus aggr., formant le plus souvent des populations monospécifiques fugaces, plus ou moins lâches, en secteurs perturbés (piétinnement, boutis de sanglier) et inondés ordmt jusqu'au milieu de l'été. Le sol est souvent composé de limons fins, mais peut être graveleux (cas des gravières), calcaire et riche en nutriments ; occasionnellement sur substrat non calcaire ou secteurs pollués. Le sol contient une teneur en sel plus élevée que dans le Bolboschoeno-Phragmitetum, la phase terrestre est également plus longue. Etage plan.
          • II.3.1.1.4 · 
            Eleocharitetum uniglumis

            Eleocharitetum uniglumis Almquist 1929

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Eleocharis uniglumis, formant le plus souvent des peuplements monospécifiques hauts de 0,3 m à 0,4 m, mais pouvant être associés à d'autres taxons pionniers ou tolérant peu la concurrence tq Juncus subnodulosus, Pedicularis palustris, Schoenoplectus tabernaemontani, se développant au sein des ornières créées par les engins d'entretien des marais ; au contact des choinaies, cladiaies ou magnocariçaies (Caricetum elatae). Le sol est ordmt de nature organique, oligotrophe, riche en bases, parfois en sels, inondé (en eau peu profonde - 0 < p < 0,3 m) ou simplement engorgé en période estivale. Etage coll.
          • II.3.1.1.5 · 
            Schoenoplectetum triquetri

            Schoenoplectetum triquetri Zonneveld 1960

            Gpt alluvial caractérisé et ordmt dominé par Schoenoplectus triqueter, régulièrement associé à des espèces pionnières tq Agrostis stolonifera, Juncus spp. ou Polygonum lapathifolium, ainsi qu'à Phalaris arundinacea. Le sol est ordmt de nature minérale (limono-sableux) ; présent aux abords des grandes rivières ou au sein de leur bras secondaires en eaux eutrophes au-dessus du niveau moyen des eaux. Etage plan.
      • II.3.2 · 
        Phragmitetalia australis

        Phragmitetalia australis Koch 1926 em. Pignatti 1953
        Syn. : Phragmitetalia Koch 1926 p.p.

        Gpts aquatiques mono- ou paucispécifiques d'hélophytes hygrophiles de grande taille (h > 1,5 m), ordmt dominés par les genres Phragmites ou Typha (espèces à feuilles larges), plus rarement par Acorus calamus, Glyceria maxima, Schoenoplectus lacustris, Sparganium erectum s. str., ou des espèces amphibies de dimension plus modeste tq Eleocharis palustris aggr., Equisetum fluviatile, Hippuris vulgaris, Rorippa amphibia, voire des alismatacées. L’ensemble de ces taxons présente un optimum de développement à la marge de la niche écologique de Phragmites australis : situations pionnières liées à des perturbations hydrologiques (crues, assèchement, fort marnage, battement des vagues), stations froides ou hypertophes. La présence d'espèces aquatiques, notamment des genres Callitriche, Lemna, Nuphar, Nymphaea est plus ou moins régulière dans les unités les plus longuement inondées, tout comme celles d'espèces palustres tq Carex elata, Galium palustre, Lysimachia vulgaris ou Myosotis scorpioides, dans les unités les moins longuement inondées. Le sol minéral ou organo-minéral méso- à eutrophe est le plus souvent vaseux et longuement inondé, parfois en permanence (ordmt plus de 25 semaines) ; l'exondation lorsqu'elle est présente n'est que temporaire. La phase aquatique étant dominante, l'anoxie prolongée limite la décomposition de la matière organique et contribue à l'atterrissement. Etages coll.-mont. (subalp.).
        • II.3.2.1 · 
          Phragmition australis

          Phragmition australis Koch 1926 nom. mut. prop. Bardat et al. 2004
          Syn. : Phragmition communis Koch 1926.

          Gpts mono- ou paucispécifiques de graminées ou graminoïdes à larges feuilles dépassant 1,5 m de haut, le plus souvent dominés par le roseau ("roselière"), mais aussi les massettes ("typhaies"), occasionnellement Glyceria aquatica, Schoenoplectus lacustris, Sparganium erectum s.str. ou Acorus calamus au sein de biotopes aquatiques lentiques méso- à eutrophes envasés. La hauteur d'eau varie ordmt entre 0,5 et 2 m, mais peut être plus faible (0,2 m pour le Typhetum latifoliae ou le Sparganietum erecti), voire plus importante (3 m pour le Schoenoplectetum lacustris ou le Phragmitetum australis dans des situations extrêmes). La présence d'hydrophytes à feuilles flottantes ou d'hélophytes ayant leur optimum sur des sols le plus souvent simplement engorgés est fonction la hauteur de la lame d'eau. Typha angustifolia et Schoenoplectus lacustris sont les espèces les plus caractéristiques de cette alliance. Marquées par une aération superficielle de leur sol, les roselières terrestres (Urtico-Phragmitetum, Thelypterido-Phragmitetum) ne sont pas classées dans cette unité. Si elles sont physionomiquement dominées par le roseau, elles sont floristiquement plus apparentées aux unités à grandes laiches (Magnocaricetalia). Etages plan.-coll. (mont.).
          • II.3.2.1.1 · 
            Schoenoplectetum lacustris

            Schoenoplectetum lacustris Eggler 1933
            Nom correspondant : Scirpo-Phragmitetum schoenoplectosum Koch 1926. Non : Scirpetum lacustris Chouard 1924.

            Gpt caractérisé par Schoenoplectus lacustris formant des populations lâches, souvent fragmentées, en eaux calmes méso- à eutrophes, d'une profondeur de (0,5) 1-2 (3) m, sur la frange lacustre de la roselière aquatique (Phragmitetum australis) où il constitue des peuplements pionniers primaires ; pouvant être secondaires en gravières. Phragmites australis est absent ou présent de manière éparse, de même que certaines hydrophytes à feuilles flottantes des genres Nuphar, Nymphaea ou Potamogeton. Par sa constitution fragile, Schoenoplectus lacustris est moins tolérant aux mouvements des eaux que Phragmites australis. Le sol est minéral, argileux à sableux en surface, riche en calcaire et nutriments. Il repose sur des sables et graviers. Plutôt thermophile, cette unité se développe à basse altitude en dessous de 600 m. Etages plan.-coll.
          • II.3.2.1.2 · 
            Phragmitetum australis

            Phragmitetum australis von Soó 1927 nom. mut. Balátová-Tulácková et al. 1993
            Syn. : Scirpo-Phragmitetum phragmitosum Koch 1926 ; Phragmitetum vulgaris von Soó 1927 ; Phragmitetum communis Eggler 1933.

            Gpt aquatique dominé par Phragmites australis (ou "roselière aquatique"), formant régulièrement des populations monospécifiques, parfois denses et très hautes à la marge des lacs, petits plans d'eau ou grands cours d'eau à courant lent. La densité et la vitalité du roseau, pouvant atteindre 4 m, est fonction de la richesse en nutriments et en bases du sol, ainsi que de la température de l'endroit (la multiplication végétative est réduite sur substrats acides et/ou pauvres en nutriments). Sensible à la fauche régulière et aux fortes variations de niveaux d'eau, le roseau est moins compétitif dans ces contextes. Le sol est ordmt organo-minéral, argileux à tourbeux (parfois plus grossier) en surface, toujours inondé, moyennement riche en nutriments et faiblement oxygéné. La lame d'eau est ordmt comprise entre 0,5 et 2 m, mais peut être plus élevée selon certains auteurs. Souvent au contact des marais à grandes laiches (Magnocaricetalia), notamment du Caricetum elatae, que cette roselière précède dans la série de végétation ("Schilfkomplex" de Lang 1967). Etages plan.-coll. (mont. inf.).
          • II.3.2.1.3 · 
            Glycerietum maximae

            Glycerietum maximae von Soó ex Hueck 1931 nom. mut. Passarge 1955
            Syn. : Glycerietum aquaticae von Soó 1927 ; Glycerietum aquaticae Nowinski 1930 ; Glycerietum aquaticae Hueck 1931. Nom correspondant : Scirpeto-Phragmitetum glycerietosum aquaticae Koch 1926.

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Glyceria maxima, formant le plus souvent des populations monospécifiques denses, vert tendre, aux abords des étangs, lacs, fossés ou bras morts ; Phragmites australis et Lemna minor sont occasionnellement présents, comme Polygonum amphibium et Ranunculus sceleratus. Unité des eaux calmes à courant lent, très riches en éléments nutritifs (voir polluées), marquées par de fortes fluctuations de niveau (jusqu'à 2,5 m de variation), où elle se substitue au Phragmitetum australis. La forte aptitude à la concurrence de Glyceria maxima est liée à sa tolérance à l'hypertrophisation (espèce polluo-résistante apte à accumuler de grandes quantités de phosphore et de potassium) et à sa longue activité d'assimilation. Le sol est argileux, neutre (pH = 6,7-7,1), riche en calcaire (d = 8-13) et nutriments ; souvent au contact des marais à grandes laiches (Magnocaricion elatae), notamment du Caricetum elatae, que cette unité précède dans la série de végétation ("Schwadenkomplex" de Lang 1967). Etages plan.-coll.
          • II.3.2.1.4 · 
            Typhetum angustifoliae

            Typhetum angustifoliae von Soó ex Pignatti 1953
            Syn. : Typhetum Koch 1926 p.p. ; Typhetum angustifoliae von Soó 1927.

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Typha angustifolia, formant le plus souvent des populations monospécifiques, parfois associées à Phragmites australis, Phalaris arundinacea ou Schoenoplectus lacustris (surtout en situations secondaires). Cette unité se développe en situations primaires dans les zones d'atterrissement, en eaux mésotrophes d'une profondeur (0,2) 0,5-1 (1,5) m : littoral des étangs, lacs et bras morts, mais aussi en situations secondaires : gravières et fossés. La présence d'hydrophytes est occasionnelle. Du fait de la hauteur d'eau, les hélophytes et les espèces rudérales sont quasi-absentes. Le sol est le plus souvent limoneux, plus ou moins riche en calcaire et moyennement riche en nutriments ; unité sensible à l'enrichissement trophique bien moins fréquente que le Typhetum latifoliae, auquelle elle se substitue en eaux plus profondes et moins riches. Etages plan.-coll.
          • II.3.2.1.5 · 
            Typhetum latifoliae

            Typhetum latifoliae von Soó ex Eggler 1933
            Syn. : Typhetum Koch 1926 p.p. ; Typhetum latifoliae von Soó 1927.

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Typha latifolia, formant le plus souvent des populations monospécifiques denses, parfois associées à Phragmites australis ou Phalaris arundinacea. Cette unité se développe en situations primaires dans les zones d'atterrissement, en eaux fortement eutrophes d'une profondeur (0) 0,2-0,5 m : littoral des étangs, lacs, bras morts et marais, mais aussi en situations secondaires : gravières et fossés. La faible tranche d'eau et la richesse trophique permettent le développement d'espèces hygrophiles tq Carex elata ou Galium palustre ayant leur optimum dans les magnocariçaies, voire d'espèces rudérales nitrophiles tq Agrostis stolonifera, Ranunculus sceleratus. Le sol est argileux, calcaire et riche en nutriments ; fréquemment au contact des roselières. Un faciès mésotrophe plus rare avec Equisetum fluviatile et Carex rostrata est décrit à l'étage montagnard (Oberdorfer 1977). Etages plan.-coll. (mont. inf.).
          • II.3.2.1.6 · 
            Acoretum calami

            Acoretum calami Eggler ex Knapp et Stoffers 1962
            Syn. : Acoretum calami Eggler 1933.

            Gpt à structure linéaire (1 m de large max.) caractérisé et dominé par Acorus calamus (néophyte en Suisse), le plus souvent présent uniquement à l'état végétatif au sein de roselières aquatiques perturbées (Phragmitetum australis). Originaire d'Asie orientale (utilisé pour son rhizome en pharmacologie), Acorus calamus est capable de coloniser rapidement des surfaces ouvertes, en eaux dormantes mésotrophes à eutrophes (étangs, marais, ruisseaux et rivières à courant lent, rarement bras morts et lacs, souvent sur les rives instables) d'une profondeur pouvant atteindre 1 m (le plus souvent entre 0,5 et 1 m). Il tolère les eaux polluées, comme l'exondation du substrat à la fin de l'été. Sa période de végétation est relativement courte. Le sol est argileux (evt sableux ou graveleux) ou tourbeux, riche en nutriments, acide ou basique. Etages plan.-coll.
          • II.3.2.1.7 · 
            Sparganietum erecti

            Sparganietum erecti Philippi 1973
            Non : Sparganietum erecti Roll 1938 ; Sparganietum erecti Hilbig 1971.

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Sparganium erectum s.str., formant des peuplements paucispécifiques plus ou moins denses, aux abords des mares et étangs peu profonds, parfois au sein de canaux aux eaux calmes, en région à été chaud ; unité le plus souvent anthropophile des zones perturbées (secteurs fauchés ou faucardés, remblais) où elle se substitue au Phragmitetum australis ou au Glycerietum maximae. La profondeur de l'eau varie de (0) 0,2-0,5 (0,7) m. L'abaissement de la nappe, parfois au-dessous du niveau du sol, favorise la multiplication des rhizomes de Sparganium erectum s.str. Le sol est le plus souvent argileux à tourbeux en surface, plus rarement sableux à caillouteux, calcique à calcaire et eutrophe ; unité thermophile fréquemment située au contact du Sagittario-Sparganietum sur sa frange lacustre et du Phragmitetum australis ou du Glycerietum maximae sur sa frange terrestre. Etages plan.-coll.
        • II.3.2.2 · 
          Equisetion fluviatilis

          Equisetion fluviatilis Passarge 1999

          Gpts d'espèces amphibies pionnières jonciformes cryotolérantes caractérisés par Equisetum fluviatilis et Eleocharis palustris, présents en eaux stagnantes mésotrophes ; Hippuris vulgaris présente un optimum au sein de cette unité. La lame d'eau est ordmt peu importante et comprise entre 0,1 à 0,5 m, mais peut atteindre 1 m ou être absente. Sa fluctuation est variable. Cette unité de petite taille (haute de 0,3 à 1,5 m) remplace les roselières aquatiques (Phragmition) en altitude et dans les zones perturbées à l’étage collinéen. Le sol est ordmt modérément riche en éléments nutritifs, le plus souvent argileux. Il est ordmt exondé en période estivale, mais non assèché superficiellement. Etages coll.-subalp.
          • II.3.2.2.1 · 
            Eleocharito-Hippuridetum vulgaris

            Eleocharito-Hippuridetum vulgaris Rübel ex Passarge 1955
            Syn. : Hippuridetum Rübel 1911 ; Hippuretum vulgaris Eggler 1933.

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Hippuris vulgaris, formant des peuplements monospécifiques plus ou moins denses en eau stagnante ou lente (mare, étang, fossé, bord de lac) de 0,1 à 1 m de profondeur (optimum à 0,5 m), exondé au milieu de l'été. Eleocharis palustris, Equisetum fluviatile et Phragmites australis sont parfois présents. Le sol est argileux ou sableux fin, est riche en calcaire et moyennement riche en éléments nutritifs. Le niveau d'eau présente de fortes variations (amplitude d'environ 1 m) ; unité rare, bimodale, ayant un optimum dans les régions à étés chauds, mais s'observant également en région froide. Etages coll.-mont.
          • II.3.2.2.2 · 
            Eleocharitetum palustris

            Eleocharitetum palustris Ubrizsy 1948
            Syn. : Heleocharetum palustris Eggler 1933. Incl. : Eleocharitetum mamillatae Passarge 1999 et Phragmito-Eleocharitetum palustris Passarge 1999.

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Eleocharis palustris (plus rarement E. austriaca ou E. mamillata), formant le plus souvent des tapis monospécifiques hauts de 30 à 40 cm, au front des roselières pionnières en bord d'étang ou de mare en eau peu profonde de 0,1 à 0,3 m ; Phragmites australis est épars. Le sol est le plus souvent argileux, parfois graveleux (ex. anciennes gravières), riche en bases et nutriments, inondé ou simplement engorgé en période estivale ; unité remplacée sur sa frange terrestre par des associations hémérobes du Glycerio-Sparganion (Glycerietum notatae), puis des prairies humides (Epilobio-Juncetum) en contexte pastoral. Etages coll.-mont.
          • II.3.2.2.3 · 
            Equisetetum fluviatilis

            Equisetetum fluviatilis Steffen 1931 nom. mut. Philippi in Oberdorfer 1977
            Syn. : Equisetetum limosae Steffen 1931 ; Equisetum limosum - Carex rostrata - ass. Zumpfe 1929 p.p..

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Equisetum fluviatile, formant des populations plus ou moins lâches, sur les rives des étangs, lacs, mares ou bras morts, en eaux calmes peu à moyennement profondes (à l'optimum de croissance à (0,3) 0,5 (0,7) m). Le sol est profond, limoneux à tourbeux, méso- à méso-eutrophe, pauvre en calcaire et en bases. Il peut être simplement engorgé en été. Cette unité est régulièrement en contact (parfois en mosaïque) avec les associations à nénuphars ou potamots, auxquelles elle succède dans l'hydrosérie, ainsi qu'avec le Phragmitetum australis à l'étage collinéen (surtout en situation ombragée). Aux étages montagnard et subalpin inférieur, elle précède le Caricetum rostratae dans une hydrosérie alticole. Se substituant aux roselières à ces altitudes, elle y présente un optimum de développement. Etages (coll.) mont.-subalp. inf. (subalp. sup.).
        • II.3.2.3 · 
          Oenanthion aquaticae

          Oenanthion aquaticae Hejny ex Neuhäusl 1959
          Syn. : Oenanthion aquaticae Hejny 1948.

          Gpts d'espèces amphibies mésothermophiles, des eaux stagnantes à faiblement courantes des petits plans d'eau eutrophes à fort marnage (abords d'étangs, bras morts et fossés), caractérisés par Oenanthe aquatica, Sium latifolium et Veronica catenata ; Alisma plantago-aquatica et Rorippa amphibia y présentent leur optimum de développement. Alopecurus aequalis est régulier. La hauteur d’eau est de l'ordre de 0,1 à 0,3 m et peut atteindre 0,5 m. Elle est susceptible de varier rapidement. Ordmt inondé une grande partie de l'année, le sol est exondé en période estivale et peut s'assècher superficiellement. Il est argileux à limoneux et riche en éléments nutritifs. Les germinations postérieures à cet assèchement permettent la colonisation de nouveaux biotopes. Ces gpts occupent généralement de petites surfaces, souvent en situation de demi-ombre. Ils constituent des stades pionniers à post-pionniers des roselières aquatiques (Phragmition) à basse altitude. L'optimum de développement se situe en régions subatlantiques. Etages plan.-coll.
          • II.3.2.3.1 · 
            Oenantho aquaticae-Rorippetum amphibiae

            Oenantho aquaticae-Rorippetum amphibiae Lohmeyer 1950
            Syn. : Oenanthemum aquaticae von Soó 1927 ; Rorippetum amphibiae (Lohmeyer 1950) Passarge 1964.

            Gpt post-pionnier caractérisé et dominé par Rorippa amphibia (Oenanthe aquatica est le plus souvent absente en Suisse ; sur les sites ou les deux espèces sont présentes, les floraisons de l'œnanthe font suite à celle du cresson amphibie), des étangs atterris et bras morts aux eaux eutrophes. Régulièrement présente à proximité de boisements alluviaux (frênaie et ormaie alluviales), cette unité tolère l'ombrage. Le sol est argileux à limoneux, riche en nutriments et en calcaire. La hauteur d'eau varie ordmt de 0,1 à 0,5 m ; au contact des gpts annuels nitrophiles (Bidention) et des roselières aquatiques (Phragmition). Etages plan.-coll.
          • II.3.2.3.2 · 
            Rorippo amphibiae-Sietum latifoli

            Rorippo amphibiae-Sietum latifoli (Philippi 1973) Passarge 1999
            Syn. : gpt à Sium latifolium Philippi 1973.

            Gpt post-pionnier haut (pouvant atteindre 1,5 m) caractérisé et dominé par Sium latifolium des fossés envasés, cours d'eau temporaires et bras morts, au sol argileux, mésotrophe à méso-eutrophe s'asséchant l'été. Souvent en contact étroit avec le Butometum umbellati, mais en situation plus élevée ; considéré comme un marqueur de perturbations anthropiques. Etages plan.-coll.
          • II.3.2.3.3 · 
            Alopecuro aequalis-Alismetum plantagini-aquaticae

            Alopecuro aequalis-Alismetum plantagini-aquaticae Bolbrinker 1984

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Alisma plantago-aquatica des mares, étangs et ornières (créées par les engins de fauche et de broyage) faiblement profonds (p < 0,3 m) à niveau fluctuant et au sol limoneux à argileux, moyennement riche en éléments nutritifs, inondé une grande partie de l'année, mais non en période estivale durant laquelle il demeure simplement engorgé. A la différence des autres unités de l’alliance, il présente davantage d’espèces oligotrophiles tq Callitriche palustris, Lythrum portula, Juncus bulbosus, J. tenageia (rares ou absentes de Suisse). Etages plan.-coll.
          • II.3.2.3.4 · 
            Alismetum lanceolati

            Alismetum lanceolati Zahlheimer ex Šumberová in Chytrý 2011
            Syn. : Butomo-Alismatetum lanceolati Segal et Westhoff in Westhoff et den Held 1969 ; Alismatetum lanceolati Zahlheimer 1979.

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Alisma lanceolatum, des mares et étangs à niveau fluctuant, au sol limoneux à argileux, calcaire, moyennement riche en nutriments, inondé une grande partie de l'année, mais non en période estivale durant laquelle il demeure simplement engorgé ; unité plus thermophile et tolérant mieux l'assèchement superficiel du sol que l'Alopecuro aequalis-Alismetum plantagini-aquaticae. Etages plan. (rare et localisé)
        • II.3.2.4 · 
          Eleocharito-Sagittarion

          Eleocharito-Sagittarion Passarge 1964 ex 1999

          Gpts d'alismatacées ou de sparganiacées amphibies thermophiles, des étangs ou fossés peu profonds, régulièrement vidangés (assecs) méso-eutrophes, caractérisés par Butomus umbellatus, Sagittaria sagittifolia ou Sparganium emersum (parfois sous leur forme aquatique dite fluviatilis). La lame d'eau, comprise entre 0,2 et 1 m, est relativement constante, même si elle s'abaisse brusquement lors des vidanges et présente une température élevée l'été, induite par une situation de pleine lumière. Ensoleillement et régularité du niveau de l’eau, permettent à plusieurs genres aquatiques tq Callitriche, Ceratophyllum, Chara, Elodea, Nuphar, Potamogeton, Spirodela de se développer (à la différence de l'Oenanthion aquaticae). Le sol est ordmt argileux, riche en bases et nutriments et uniquement exondé lors des assecs. Cette unité fragmentaire est très rare en Suisse où elle se substitue aux roselières au cœur des étangs dans les régions à été chaud. Etage plan.
          • II.3.2.4.1 · 
            Sagittario-Sparganietum emersi

            Sagittario-Sparganietum emersi Tx. 1953
            Incl. : Sagittaria-Gesellschaft Lang 1967.

            Gpt caractérisé par Sagittaria sagittifolia (parfois absente) et/ou Sparganium emersum, se développant en eau stagnante (mare, fossé, bras mort) ou faiblement courante (ruisseau), à haute fluctuation, eutrophe (év. polluée), à profondeur moyenne variant de 0,2 à 1 m. Le sol argileux est moyennement riche en nutriments. Il est rarement exondé ; unité fréquemment située au contact de roselières ou de gpts aquatiques. Etage plan. (rare et localisé).
          • II.3.2.4.2 · 
            Butometum umbellati

            Butometum umbellati (Konczak 1968) Philippi 1973
            Syn. : Butomus umbellatus Gesellschaft Konczak 1968 ; Sagittario-Butometum umbellati (Konczak 1968) Passarge 1999.

            Gpt pionnier le plus souvent monospécifique caractérisé et dominé par Butomus umbellatus (espèce à croissance lente et peu concurrente) des eaux calmes, à fortes fluctuations (sec à la floraison de Butomus umbellatus, le sol peut être recouvert jusqu'à 0,5 m d'eau en période d'inondation), des bras morts et des lacs des régions subcontinentales à été chaud ; Phalaris arundinacea, Rorippa amphibia et Sparganium emersum sont occasionnellement présents ; unité de sol riche en bases en contact avec le Phalaridetum arundinaceae. Etage plan. (rare et localisé).
      • II.3.3 · 
        Magnocaricetalia

        Magnocaricetalia Pignatti 1953

        Gpts palustres pauspécifiques d'hélophytes graminiformes méso- à eutrophiles, hautes de 0,5 à 2 m, ordmt dominés par les genres Carex ou Phragmites, plus rarement Calamagrostis canescens, Iris pseudoacorus. Ils présentent un aspect très homogène, parfois structuré en touradons. La composition floristique est caractérisée par la présence plus ou moins constante de Carex acutiformis, C. paniculata, Galium palustre, Lycopus europaeus et Lysimachia vulgaris qui y présentent leur optimum de développement. Calliergonella cuspidata, Caltha palustris, Filipendula ulmaria, Lythrum salicaria et Phragmites australis sont régulièrement présents. Les hydrophytes sont absentes. Essentiellement composé de particules fines (argiles), le sol est riche à moyennement riche en éléments nutritifs, de nature organique ou minérale. Il est engorgé et anoxique tout au long de l'année à faible profondeur (ordmt en deçà de 0,2 à 0,3 m), inondé en hiver et lors des crues. L'inondation est moins prolongée (de 0 à 25 semaines) que dans les roselières aquatiques ou leurs stades pionniers associés (Phragmitetalia). D'un point de vue dynamique, ces unités font suite aux roselières aquatiques dans la succession des ceintures de végétations. Elles évoluent en prairies humides (Molinietalia) en cas d'atterrissement ou d'intensification (drainage et amendements). Historiquement, régulièrement fauchées pour la production de litière, elles le sont actuellement davantage pour des raisons conservatoires. Majoritairement de nature anthropogène, elles se reboisent en cas d'arrêt de la fauche. Etages plan.-mont. (subalp. inf.).
        • II.3.3.1 · 
          Cicution virosae

          Cicution virosae Hejny 1960
          Syn. : Carici pseudocyperi-Rumicion hydrolapathi Passarge 1964.

          Gpts palustres à phase terrestre réduite dominés par Carex pseudocyperus ou Phragmites australis. La composition floristique est caractérisée par la présence de Solanum dulcamara, Thelypteris palustris et des rares Cicuta virosa et Rumex hydrolapathum. Carex elata, Peucedanum palustre et Scutellaria galericulata à l'optimum dans le Magnocaricion elatae sont réguliers. Le sol est mésotrophe à eutrophe, tourbeux ou argileux, engorgé et anoxique tout au long de l'année sauf dans sa partie superficielle qui peut être aérée de manière intermittente en périodes estivale ou automnale (abaissement occasionnel de la nappe de - 0,2 m, exceptionnellement - 0,5 m) ; unité d'atterrissement faisant suite au Phragmition, le cas échéant au Magnocaricion elatae ou au Caricion gracilis. Etages coll.-mont. inf.
          • II.3.3.1.1 · 
            Cicuto-Caricetum pseudocyperi

            Cicuto-Caricetum pseudocyperi Boer et Sissingh in Boer 1942
            Syn. : Caricetum pseudocyperi von Soó 1927. Non : Mentho aquaticae-Caricetum pseudocyperi Orsomando et Pedrotti 1986.

            Gpt caractérisé et dominé par Carex pseudocyperus, haut de 1 à 1,5 m en moyenne, situé en région centre-européenne à été chaud sur les rives des petits plans d'eau ou dans des ornières des machines assurant l'entretien des marais, à l'interface entre la phalaridaie et l'eau libre. Les stations suisses semblent appauvries en espèces compagnes, mais peuvent compter des espèces des milieux perturbés tq Schoenoplectus tabernaemontani ou Berula erecta (influence du marnage). Le sol est tourbeux à argileux, méso- à eutrophe et inondé en hiver et au printemps, parfois en période estivale. Etage plan.-coll.
          • II.3.3.1.2 · 
            Thelypterido palustris-Phragmitetum australis

            Thelypterido palustris-Phragmitetum australis Kuyper 1957 em. Segal et Westhoff in Westhoff et Den Held 19
            Syn. : Scirpo-Phragmitetum W. Koch 1926 Thelypteris variante Krausch 1965.

            Roselière des tourbes alcalines bi-stratifiée dominée par Phragmites australis, en strate supérieure, et Thelypteris palustris, en strate inférieure (espèce tolérant l'ombrage et indicatrice de fermeture du milieu), formant régulièrement des populations monospécifiques, mais pouvant être associée à d'autres hélophytes rhizomateuses. Le sol est ordmt tourbeux (mais peut être minéral), presque toujours humide, parfois inondé, moyennement riche en nutriments, faiblement oxygéné et riche en bases : l'apport de calcium s'effectue par minéralisation de la tourbe ou via des apports gravitaires. Le niveau de la nappe est relativement constant. Souvent au contact des associations à jonc subnoduleux (Juncetum subnodulosi), marisque (Cladietum marisci) ou choinaies (Orchido-Schoenetum), dont elle dérive par abandon du broyage ou de la fauche ; ordmt présent au sein de grands complexes marécageux planitiaires tourbeux. Etages plan.-coll.
          • II.3.3.1.3 · 
            Urtico dioïcis-Phragmitetum australis

            Urtico dioïcis-Phragmitetum australis Passarge 1999
            Syn. : Phragmites communis - Röhricht Knapp et Stoffers 1962 ; Calystegio sepium-Phragmitetum australis (von Soó 1927) Royer, Thévenin et Didier in Royer, Felzines, Misset et Thévenin 2006.

            Roselière terrestre ou pseudoroselière dominée par Phragmites australis, formant régulièrement des populations monospécifiques, souvent denses et hautes, parfois associées à Phalaris arundinacea, en secteurs alluviaux ou marécageux en phase finale d'atterrissement. La hauteur du roseau atteint régulièrement 3 m. Le sol est ordmt argileux, riche en humus, temporairement inondé et oxygéné l'été. L'abaissement estival de la nappe permet une minéralisation de la matière organique en surface libérant d'importantes quantités de nutriments. Il induit l'implantation d'espèces rhizomateuses rudérales nitrophiles non aquatiques à fort dynamisme dans les zones perturbées (notamment par les sangliers) tq Solidago gigantea, Symphytum officinale, Urtica dioica ; souvent au contact des saulaies blanches (Salicetum albae) ou cendrée (Frangulo-Salicetum cinereae), que cette roselière précède dans la série de végétation ; au contact des marais à grandes laiches (Magnocaricetalia) et des phalaridaies (Phalaridion arundinaceae) au sein duquel elle pourrait également être classée. Etages plan.-coll. (mont.).
        • II.3.3.2 · 
          Magnocaricion elatae

          Magnocaricion elatae Koch 1926
          Syn. : Caricion rostratae Balátová-Tulácková 1963. Nom correspondant : Caricenion appropinquatae Balátová-Tulácková 1960 ; Caricenion rostratae (Balátová-Tulácková 1963) Oberdorfer et al. 1967.

          Gpts palustres mésotrophes caractérisés et dominés par Carex appropinquata, C. elata, Cladium mariscus, plus exceptionnellement Calamagrostis canescens, C. buxbaumii, C. lasiocarpa ou Carex paniculata. Outre ces cypéracées, Hydrocotyle vulgaris, Peucedanum palustre, Scutellaria galericulata, Senecio paludosus sont régulièrement présents et distinctifs par rapport aux magnocariçaies eutrophes, comme Menyanthes trifoliata et Potentilla palustris à l'optimum dans les marais de transition. Le sol mésotrophe à méso-eutrophe (rarement dystrophe), est tourbeux à organo-minéral (teneur en m.o. > 10 %), engorgé et anoxique tout au long de l'année, ce qui entraine une faible minéralisation, limitant la diponibilité en éléments nutritifs, et la formation d'une tourbe de cypéracées. Il peut s'assécher superficiellement en périodes estivale ou automnale. La fluctuation (inférieure à 0,6 m) et le faible abaissement de la nappe (ordmt de - 0,2 m, exceptionnellement de plus de 0,5 m), n'induisent pas de réelles conséquences pour l'alimentation hydrique des plantes dont les racines ont accès à l'eau. En regard de certaines unités des roselières, cette variation est très faible en raison de l'effet "d'éponge" de la matière organique. Etages coll.-mont. inf.
          • II.3.3.2.1 · 
            Peucedano-Caricetum lasiocarpae

            Peucedano-Caricetum lasiocarpae Tx. ex Balátová-Tulácková 1972
            Syn. : Carex lasiocarpa-Peucedanum palustre-ass. Tx. 1937 prov. Non. : Caricetum lasiocarpae Koch 1926.

            Gpt dominé par Carex lasiocarpa, régulièrement associé à Peucedanum palustre et Phragmites australis, au sein de grands marais planitiaires dans la zone de débordement des lacs, étangs et rivières pauvres en éléments nutritifs. Floristiquement, il se différencie par la présence d’espèces oligotrophiles des bas-marais acidophiles (Caricion nigrae) tq Carex nigra et Eriophorum angustifolium et des marais de transition (Caricion lasiocarpae) tq Potentilla palustris et Menyanthes trifoliata. Les mousses sont clairsemées (notamment Campylium stellatum). Le sol est de nature tourbeuse, peu à moyennement riche en éléments nutritifs, faiblement acide (5 < pH < 6), engorgé en permanence en raison de la stabilité de la nappe (- 0,2 m < p < 0,2 m) ; unité de transition vers les marais de transition (Caricion lasiocarpae), dont elle se différencie par la présence d’espèces des roselières, sensible à l’eutrophisation (évolution en ce cas vers le Caricetum elatae) et au drainage (l’abaissement de la nappe réduit la vitalité de Carex lasiocarpa qui devient stérile et favorise l’évolution vers les prairies humides à molinie bleue sur sol organique - Oenantho-Molinietum) ; au contact du Caricetum elatae et de l’Oenantho-Molinietum. Etage coll.
          • II.3.3.2.2 · 
            Caricetum appropinquatae

            Caricetum appropinquatae Aszód 1935 nom. mut. Balátová-Tulácková et al. 1993
            Syn. : Caricetum paradoxae Aszód 1935.

            Gpt caractérisé et dominé par Carex appropinquata, mesurant en moyenne 0,4 à 0,7 m, présent au sein de fossés, en périphérie de marais de transition ou d'étang en secteur à niveau d'eau constant où il forme parfois des touradons atteignant 1,5 m (en secteur non exploité) ; ordmt en région continentale ou montagnarde (en Suisse essentiellement sur la partie orientale du Plateau). Le sol est organique à argileux, moyennement riche en substances nutritives (notamment N et K), neutre à basique (pH = 7,4 +/- 0,4), riche en bases (Ca et Mg), continuellement engorgé et relativement froid ; ne tolérant pas l'assèchement superficiel du sol comme le Caricetum elatae ou le Caricetum paniculatae, ce gpt se développe sur des secteurs à nappe très peu fluctuante (- 0,2 m < p < 0,2 m). Etages (coll.) mont.
          • II.3.3.2.3 · 
            Caricetum acutiformi-paniculatae

            Caricetum acutiformi-paniculatae Vlieger et van Zinderen Bakker in Boer 1942
            Non : Caricetum paniculatae von Rochow 1951.

            Gpt caractérisé et dominé par Carex paniculata, mesurant en moyenne 0,4 à 0,5 m, présent au sein des marais, parfois en situation semi-ombragée. La flore compagne se différencie du Caricetum paniculatae par la présence d'espèces organo- et oligotrophiles tq Carex rostrata, Comarum palustre, Thelypteris palustris et le rare Rumex hydrolapathum. Le sol est de nature organique, mésotrophe, faiblement acide à neutre (pH = 6,7 +/- 0,5), non saturé en bases, mais riche en Ca (teneur souvent > 100 mg /l). La nappe montre des fluctuations modérées avec un faible abaissement en période estivale (- 0,3 m < p < 0,3 m) ; gpt aux exigences analogues au Caricetum elatae, mais tolérant mieux l'ombrage et le froid, se subsituant au Carici-Alnetum glutinosae. Etages coll. (mont. inf.).
          • II.3.3.2.4 · 
            Cladietum marisci

            Cladietum marisci Allorge 1921
            Syn. : Mariscetum serrati Zobrist 1935.

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Cladium mariscus formant des peuplements monospécifiques ou pauspécifiques semi-sempervirents denses, atteignant 2 m, en contexte d'atterrissement marécageux au sein de région à été chaud (subatlantique ou subméditerranéenne - en Suisse essentiellement sur le Plateau à basse altitude). Le sol est ordmt de type tourbeux ou gyttja (tourbe partiellement décomposée), parfois sableux (sur molasse), peu à moyennement riche en nutriments (oligo- à mésotrophe), faiblement alcalin (pH = 7,2-7,6 (7,9)) et oxygéné ; le calcaire est issu du substrat sous-jacent et l'oxygène provient de sources environnantes ; optimum en cuvettes tourbeuses sur roche-mère riche en calcaire. La nappe montre des fluctuations modérées (abaissement ordmt jusqu'à 0,2 m, mais parfois jusqu'à 0,5 m en période estivale). La flore compagne est souvent très pauvre. Carex elata, Juncus subnodulosus, Phragmites australis et Schoenus nigricans sont réguliers. La variante à Juncus alpinoarticulatus ssp. fuscoater correspond à une aile humide ; unité le plus souvent située à l'interface entre le Caricetum elatae, des sols légèrement plus humides et riches en éléments nutritifs, et l'Orchido-Schoenetum, des sols légèrement moins humides et oligotrophes. Etage coll.
          • II.3.3.2.5 · 
            Caricetum elatae

            Caricetum elatae Koch 1926
            Syn. : Caricetum strictae Hueck 1931.

            Gpt caractérisé et dominé par Carex elata formant régulièrement des touradons atteignant 0,7 m (voir 1 m dans les situations les plus eutrophes), à proximité d'eaux stagnantes (rives de lac, bras mort, queue d'étang) où il marque le premier stade d'atterrissement terrestre. Le sol est ordmt tourbeux, moyennement riche à riche en nutriments (parfois très riche en N et P), neutre à faiblement alcalin (pH = 7 +/- 0,6), voire faiblement acide dans certaines variantes à Comarum palustre ; plus rarement minéral, mais alors alimenté en ammonium. Bien que la nappe subisse d'importantes fluctuations (- 0,5 m < p < 0,5 m - niveau moyen à 0,1-0,2 m avec un abaissement moyen de 0,5 m en été, atteignant parfois 1 m), le sol demeure humide en surface par percolation de l'eau au sein de la matière organique (effet d'éponge). L'abaissement de la nappe, réduisant la vitalité de C. elata et permettant le broyage ou la fauche, peut modifier la structure ordinaire du peuplement qui prend alors l'aspect d'un tapis ras marqué par une croissance oblique des pointes méristématiques de C. elata (sous l'effet d'une modification du transport des auxines). Le Scorpidio-Caricetum dissolutae Braun 1968, variante préalpine calcaire oligotrophe, ou les variantes à Carex panicea sont incluses ici. La flore compagne est variable et a fait l'objet de plusieurs descriptions de sous-associations selon le contexte écologique. Etages coll. (mont. inf.).
          • II.3.3.2.6 · 
            Caricetum buxbaumii

            Caricetum buxbaumii Issler 1932
            Syn. : Buxbaumietum Issler 1932 ; Carex buxbaumii Gesellschaft (Issler 1932) Oberdorfer 1977 ; Gpt à Carex buxbaumii et Carex lasiocarpa Gallandat 1982. Nom correspondant : Caricetum elatae buxbaumietosum Klötzli 1969.

            Gpt calciphile, caractérisé par le rare Carex buxbaumii, souvent associé à Carex elata et à diverses espèces des prairies humides au sol riche en nutriments et matière organique (Oenantho-Molinietum) tq Lathyrus palustris, Molinia caerulea, Sanguisorba officinalis, voire des bas-marais calcicoles thermophiles (Schoenenion nigricantis) tq Carex hostiana, C. lepidocarpa ou Orchis palustris. Le sol tourbeux et riches en bases est souvent engorgé, mais s'assèche superficiellement en été ce qui favorise la minéralisation ; unité mésotrophe d'interface entre le Caricetum elatae (à l'aval) et l'Oenantho-Molinietum (à l'amont). Etage plan.
          • II.3.3.2.7 · 
            Calamagrostietum canescentis

            Calamagrostietum canescentis Simon 1960

            Gpt caractérisé et dominé par Calamagrostis canescens formant des peuplements denses d'où émergent souvent des roseaux. Unité ordmt présente en situation de demi-ombre à proximité des bosquets de Salix cinerea ou Alnus glutinosa sur les rives temporairement inondées des cours d'eau des bas-marais ou secondairement dans les drains des marais ou les roselières perturbées. Le sol est organique et mésotrophe, pauvre en bases. Etage coll.
        • II.3.3.3 · 
          Caricion gracilis

          Caricion gracilis (Géhu 1961) Balátová-Tulácková 1963
          Syn. : Magnocaricion gracilis Géhu 1961. Non : Caricion gracilis Neuhäusl 1959.

          Gpts palustres eutrophes dominés par Carex acuta, C. acutiformis, C. paniculata, C. riparia, C. vesicaria, plus exceptionnellement C. disticha, C. otrubae, C. vulpina, Iris pseudoacorus ou C. cespitosa dans des stades pionniers. Carex acuta, C. disticha et C. vesicaria en sont les espèces les plus caractéristiques. Hormis ces laiches, ces unités se distinguent des magnocariçaies sur sol organique par l'absence ou la présence éparse de Hydrocotyle vulgaris, Peucedanum palustre, Scutellaria galericulata, Phragmites australis et Senecio paludosus, et la présence régulière de Agrostis stolonifera, Carex disticha, Lysimachia nummularia ou Ranunculus repens propres aux stades pionniers (Caricetum cespitosae, C. distichae, C. vulpinae floristiquement affines des prairies humides eutrophiles et perturbées - Calthion & Agropyro-Rumicion). Le sol, méso-eutrophe à hypertrophe, est de nature minérale (teneur en m.o. < 10 %), à humus de type anmoor. Il est engorgé, mais moins anoxique que dans le Magnocaricion elatae. Il peut s'assécher superficiellement en périodes estivale ou automnale. La fluctuation (souvent supérieure à 0,6 m) et l'abaissement de la nappe (de - 0,3 m, parfois - 0,7 m), sont plus importants que dans le Magnocaricion elatae, induisant une minéralisation plus élevée en surface, libérant davantage d'éléments nutritifs, notamment dans le Caricetum paniculatae et le Caricetum ripariae. Etages coll.-mont. (subalp. inf.).
          • II.3.3.3.1 · 
            Iridetum pseudacori

            Iridetum pseudacori Eggler ex Brzeg et Wojterska 2001
            Syn. : Iretum pseudacori Eggler 1933 ; Gpt à Iris pseudoacorus Philippi 1973.

            Gpt haut (pouvant atteindre 1,5 m) caractérisé par Iris pseudoacorus, formant des peuplements monospécifiques plus ou moins lâches au sein de petits ruisseaux, fossés ou drains peu profonds (de 10 à 30 cm) à faible pente. Iris pseudoacorus est parfois associé à des taxons paludéens tq Galium palustre, Lysimachia vulgaris et Lythrum salicaria. Il présente un optimum en situation à demi-ombragée. Inondé une grande partie de l'année, le sol est exondé en période estivale. Il est eutrophe, voisin de la neutralité à faiblement acide (pH = 5-7). Celui de l'eau est neutre (6,8-7,2). La teneur de l'eau en calcium varie de 7 à 149 mg/l. Cette unité est le plus souvent anthropogène et révèle par ailleurs une mauvaise qualité d'eau ; au contact des aulnaies glutineuses (Carici elongatae-Alnetum). Etages plan.-coll.
          • II.3.3.3.2 · 
            Caricetum ripariae

            Caricetum ripariae von Soó ex Máthé et Kovacs 1959
            Syn. : Caricetum ripariae von Soó 1928 ; Galio palustris-Caricetum ripariae Balátová-Tulácková et al. 1993.

            Gpt caractérisé et dominé par Carex riparia, formant des peuplements denses aux feuilles glauques imposantes (~ 1,5 à 2 cm de large), mesurant en moyenne 1 à 1,5 m de hauteur, mais pouvant atteindre 2 m (sur les sols les plus riches). Il présente un optimum en situation marécageuse ou riveraine (rives d'étangs) bénéficiant du fumier lacustre ou sur secteurs récemment défrichés (clairières d'aulnaie et de peupleraie) en région à été chaud (subatlantique ou subméditerranéenne). Le sol est ordmt argileux (de type gley), alcalin (pH = 7,6 +/- 0,4), riche en limons, très riche en nutriments (notamment en nitrates) et en bases (Ca et Mg), issus de la minéralisation d'un humus forestier. Il est situé au-dessus des niveaux de crues. La nappe légèrement circulante montre des fluctuations modérées (- 0,2 m < p < 0,4 m - pas de fortes inondations et un abaissement modéré en été). Le sol est ainsi régulièrement engorgé et relativement bien oxygéné ; unité pionnière hémérophile pouvant être fauchée. Etage coll.
          • II.3.3.3.3 · 
            Caricetum gracilis

            Caricetum gracilis Almquist 1929

            Gpt caractérisé et dominé par Carex acuta, formant des peuplements réguliers denses aux feuilles arquées, ondulées en surface, atteignant 1,5 m de hauteur. Souvent présente dans la zone de débordement des cours d'eau ou dans des dépressions peu profondes récoltant les eaux de ruissellement des versants, cette unité montre un développement optimal sur sol argileux, faiblement acide à neutre (pH = 6,2 +/- 0,4), riche en limons (anmoorgley, gley humide), en nutriments et en bases (notamment P et K - mais globalement moins élevées que dans le Caricetum ripariae). L'optimum de développement se situe en secteurs non longuement inondés à fluctuation de la nappe modérée (- 0,4 m < p < 0,2 m - la nappe montre de faibles fluctuations annuelles en période de sécheresse comme lors de fortes précipitations). L'abaissement moyen est de 0,3 m, mais peut atteindre 0,7 m en été. La productivité moyenne est de 5 à 5,5 T m.s./ha/an, mais varie de 3 à 10 T m.s./ha/an selon la température et l'aération du sol. La flore compagne est souvent pauvre en strate inférieure ; au contact de roselières et des magnocariçaies perturbées (Caricetum vulpinae ou C. distichae). Etages coll. (mont. inf.).
          • II.3.3.3.4 · 
            Caricetum acutiformis

            Caricetum acutiformis Eggler 1933

            Gpt caractérisé et dominé par Carex acutiformis, formant des peuplements réguliers denses aux feuilles arquées, dressées, atteignant 1 m de hauteur. Ordmt présente dans des marais, aux abords des étangs ou des lacs, cette unité semble montrer un développement optimal sur sol minéral ou faiblement organique (anmoorgley), faiblement acide à neutre, riche en bases et nutriments (méso-eutrophe à eutrophe) (les conditions édaphiques sont mal connues et nécessiteraient des investigations complémentaires). La nappe montre de plus fortes fluctuations que dans le Caricetum gracilis induisant un assèchement superficiel du sol en période estivale (conditions aérobies) ; souvent au contact de boisements d'aulne glutineux, de roselières ou de jonchaies à Juncus subnodulosus en cas de fauche. Etages coll. (mont. inf.).
          • II.3.3.3.5 · 
            Caricetum paniculatae

            Caricetum paniculatae Wangerin ex von Rochow 1951
            Syn. : Caricetum paniculatae Wangerin 1916.

            Gpt caractérisé et dominé par Carex paniculata, présent à proximité des eaux courantes au sein de fossés, sources ou marais où il forme souvent d'imposants touradons atteignant 1,7 m de hauteur (notamment à l'étage montagnard inférieur). La flore compagne est variable et comporte régulièrement Ranunculus aconitifolius à proximité des ruisseaux, Filipendula ulmaria, Juncus inflexus ou Urtica dioica. Le sol est de nature minérale, eutrophe, basique (pH = 7,5 +/- 0,2), saturé en bases, notamment en calcium (teneur souvent > 100 mg/l), continuellement alimenté en nutriments (notamment en nitrates et phosphates) par les eaux de ruissellements. La nappe montre des fluctuations marquées (- 0,4 m < p < 0,4 m) ; gpt floristiquement affine du Calthion. Etages (coll.) mont. (subalp. inf.).
          • II.3.3.3.6 · 
            Caricetum vesicariae

            Caricetum vesicariae Chouard 1924
            Syn. : Caricetum inflato-vesicariae Koch 1926 p.p.. Nom correspondant : Caricetum inflato-vesicariae Koch 1926 subass. à Carex vesicaria (Sauer 1937) Tx. 1937.

            Gpt caractérisé et dominé par Carex vesicaria, formant des peuplements réguliers denses aux feuilles vert tendre atteignant 1 m ; ordmt présent au sein des roselières, en périphérie des mares, tourbières, lacs ou bras-morts à demi-ombragés en voie d'atterrissement. Il présente un développement optimal sur tourbe décomposée (gyttja) ou sur sol minéral argileux, acide (pH = 5,5 +/- 0,4), riche en limons, moyennement en nutriments, mais présentant des concentrations très élevées en ammonium et très pauvre en bases (Ca, Mg et K). La nappe montre une fluctuation marquée. Affleurant en période de végétation (lame d'eau de 0,1 à 0,2 m en avril-mai), elle s'abaisse assez fortement en été (- 0,6 m < p < 0,2 m). La productivité est mal connue mais apparait comme l'une des plus faible au sein du Caricion gracilis Klapp (1965) indique de 1,5 à 4 T m.s./ha/an pour un groupement à conception plus large, le Caricetum inflato-vesicariae. Etages coll.-mont.
          • II.3.3.3.7 · 
            Caricetum vulpinae

            Caricetum vulpinae von Soó 1927

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Carex vulpina formant régulièrement des peuplements monospécifiques de 0,4 à 0,8 m (1 m) de hauteur, au sein de dépressions temporairement inondées (bords de cours d'eau, lac ou fossés à durée d'inondation de 50 à 100 jours/an) à fortes fluctuations de niveau d'eau, inondées en période de végétation, mais faiblement engorgé en été ; en témoigne la présence régulière de Eleocharis palustris et dans une moindre mesure de Carex disticha. Le sol est argileux à limoneux, faiblement acide à neutre (pH ~ 6,5), pauvre en matière organique, moyennement riche en nutriments (surtout en P et K) et oxygéné. La flore compagne est ordmt appauvrie ; association de transition vers l'Agropyro-Rumicion souvent en contact avec le Caricetum gracilis, à l'optimum en climat subcontinental. Etage coll. (mont.).
          • II.3.3.3.8 · 
            Caricetum distichae

            Caricetum distichae Steffen 1931 nom. mut. Jonas 1933
            Syn. : Caricetum intermediae Steffen 1931.

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Carex disticha (parfois associé à Carex otrubae) formant régulièrement des peuplements monospécifiques de 0,4 à 0,8 m (1 m) de hauteur, au sein de dépressions temporairement inondées (fossés, bords des lacs ou cours d'eau) à eaux faiblement courantes présentant de fortes fluctuations de niveau. Inondé en période de végétation, le sol est faiblement engorgé en été et régulièrement perturbé (piétinnement, passage d'engins). Il est argileux à limoneux, plus ou moins neutre (pH = 7-7,5), pauvre en matière organique, riche en nutriments et en bases (Ca et Mg) via des apports latéraux et oxygénés. La flore compagne est ordmt appauvrie et comprend des espèces pionnières tq Agrostis gigantea, A. stolonifera, Festuca arundinacea, Juncus inflexus ou Ranunculus repens ; association de transition vers l'Agropyro-Rumicion souvent d'interface entre les magnocaricaies tq le Caricetum acutiformis ou le Caricetum gracilis et les prairies humides, ordmt fauchée ou broyée au moins une fois par an, à l’optimum en climat subatlantique en régions à été chaud. Etages coll. (mont.).
          • II.3.3.3.9 · 
            Caricetum cespitosae

            Caricetum cespitosae Steffen 1931

            Gpt caractérisé et dominé par Carex cespitosa, mesurant en moyenne 0,8 à 1,2 m de hauteur, présent au sein de concavités topographiques où il forme des touradons moins imposants que ceux de Carex paniculata. La flore compagne est constituée d'espèces héliophiles mésohygrophiles du (Calthion) tq Chaerophyllum hirsutum, Crepis paludosa, Polemonium caeruleum, Polygonum bistorta, Ranunculus aconitifolius, Scirpus sylvaticus et se différencie du Caricetum paniculatae par la présence de taxons prairiaux (Molinio-Arrhenatheretea) tq Alopecurus pratensis, Poa humilis, Vicia cracca. Le sol est de nature minérale, eutrophe. Etage mont.
          • II.3.3.3.10 · 
            Caricetum otrubae

            Caricetum otrubae Pedrotti 1982 ?
            Non : Groupement à Carex otrubae Balátová-Tulácková et al. 1993.

            Gpt centre-ouest européen caractérisé et dominé par Carex otrubae, parfois associé à Carex disticha, présent dans les fossés perturbés, sur sols minéraux, probablement alcalins et très riches en bases en situation subatlantique, parfois en sels ; à préciser.
      • II.3.4 · 
        Nasturtio-Glycerietalia

        Nasturtio-Glycerietalia Pignatti 1953

        Gpts d'eaux courantes ou des plans d’eau à fort marnage à sol superficiellement oxygéné dominé tant par des espèces hygrophiles rampantes basses (0,3 à 0,6 m) des genres Apium, Berula, Glyceria, Nasturtium, Veronica, que par des graminées de grandes taille (1-2 m) tq Calamagrostis pseudophragmites ou Phalaris arundinacea. Veronica beccabunga et Glyceria fluitans en sont les espèces les plus caractéristiques. La taille des plantes est plus ou moins révélatrice de l'amplitude du marnage et de la dimension (ou profondeur) du plan d’eau ou du cours d’eau : faible pour les espèces rampantes (Glycerio-Sparganion) et forte pour les graminées dressées (Phalaridion). Le sol de nature variable est le plus souvent sablo-limoneux à argileux, mésotrophe à eutrophe (majoritairement). Il est aéré superficiellement, parfois temporairement, ou bénéficie d’une nappe oxygénée (cas des eaux courantes). Etages plan.-mont.
        • II.3.4.1 · 
          Phalaridion arundinaceae

          Phalaridion arundinaceae Kopecký 1961

          Gpts graminéens haut (hauteur moyenne de 1 à 2 m) dominés par Phalaris arundinacea ou Calamagrostis pseudophragmites des alluvions récentes, le plus souvent limono-sableuses, des bords de ruisseaux, rivières ou plans d'eau à fortes variations de niveau d'eau, situés entre ligne moyenne des eaux et les hautes eaux : zones de sédimentations inondées seulement lors des hautes eaux (l'amplitude est forte et atteint le plus souvent de 1 m, mais peut s'élever jusqu'à 2 m ). Outre l'apport de particules fines lors des crues, la forte variation de niveau d'eau induit une phase aérobie minéralisante libérant une quantité importante d'éléments nutritifs. Elle permet le développement d'un lot d'espèces rudérales nitrophiles à large amplitude à floraison tardive (hors période d'inondation) ayant leur optimum dans l'Agropyro-Rumicion, le Bidention ou le Filipendulion tq Bidens tripartita s.str., Myosoton aquaticum, Poa trivialis, Polygonum hydropiper, P. lapathifolium, Rumex obtusifolius, Symphytum officinale, Urtica dioica ; seul Poa palustris et Rumex aquaticus apparaissent comme des taxons peu fréquents et caractéristiques. Etages coll.-mont.
          • II.3.4.1.1 · 
            Calamagrostietum pseudophragmitis

            Calamagrostietum pseudophragmitis Kopecký 1968

            Gpt caractérisé et dominé par Calamagrostis pseudophragmites, dense à épars, atteignant 1,60 m de hauteur, se développant en queue de bancs en contexte alluvial sur des dépôts limono-sableux au pH faiblement alcalin (pH = 7,2-7,6 (7,9)) des cours d'eau alpins non aménagés au régime nival à glaciaire ; plus rarement au sein des carrières ou gravières de sables et d'argiles. Floristiquement, cette unité est marquée par la présence de graminées et saules pionniers tq Agrostis gigantea, Festuca arundinacea s.str. ou Salix alba, S. elaeagnos, S. purpurea et S. triandra ; ordmt au contact du Salicetum triandrae qu'il précède dans la série de végétation. Etage (coll.) mont.
          • II.3.4.1.2 · 
            Phalaridetum arundinaceae

            Phalaridetum arundinaceae Libbert 1931
            Syn. : Poo palustris-Phalaridetum arundinaceae Passarge 1955.

            Gpt dominé par Phalaris arundinacea, formant souvent des populations monospécifiques, denses atteignant 2 m de haut, présent au sein de fossés, à la périphérie des étangs ou de petits lacs, voire de grands cours d'eau, entre la ligne moyenne des eaux et les hautes eaux. Le substrat à granulométrie variable (limons, sables, graviers) est plus ou moins neutre, faiblement anoxique et riche en éléments nutritifs. Floristiquement, cette formation d'atterrissement se distingue du Rorippo-Phalaridetum par la présence de taxons hygrophiles, nitrophiles et lianescents tq Calystegia sepium, Humulus lupulus, Carex acutiformis, Galium aparine, Epilobium hirsutum, Solanum dulcamara, avec ça et là quelques saules hygro- et thermophiles tq Salix alba ; au contact de formations à grandes laiches (Caricion gracilis), cette unité évolue le plus souvent vers la saulaie blanche (Salicetum albae). Etage coll.
          • II.3.4.1.3 · 
            Rorippo sylvestris-Phalaridetum arundinaceae

            Rorippo sylvestris-Phalaridetum arundinaceae Kopecký 1961

            Gpt dominé par Phalaris arundinacea, formant souvent des populations monospécifiques denses, atteignant 2 m de haut, présent dans la partie moyenne des cours d’eau au régime hydrologique nival à nivo-pluvial le plus souvent sur substratum sablo-limoneux oxygéné, mais pouvant parfois être plus grossier. La nappe présente de fortes fluctuations (jusqu’à 2 m) avec de hautes eaux estivales. Floristiquement cette unité pionnière se distingue du Phalaridetum arundinaceae par la présence de taxons rudéraux tq Agrostis stolonifera, Alopecurus aequalis, Equisetum arvense, Ranunculus repens, Rorippa sylvestris ou Veronica spp., avec ça et là quelques saules hygro- et thermophiles tq Salix triandra et S. viminalis ; ordmt au contact de formations herbacées pionnières (Potentillo-Festucetum arundinaceae), cette unité évolue vers des fourrés de saules hygrophiles (Salicetum triandrae). Etage coll. (mont.).
          • II.3.4.1.4 · 
            Petasito hybridi-Phalaridetum arundinaceae

            Petasito hybridi-Phalaridetum arundinaceae Kopecký (1961) 1967

            Gpt dominé par Phalaris arundinacea présent dans les parties moyennes à amont des cours d'eau au régime hydrologique pluvio-nival se différenciant par la présence de mégaphorbes orophiles tq Chaerophyllum hirsutum, Petasites albus, P. officinalis, Stellaria nemorum ou Mentha longifolia. Colonisant les rives à courant lent des rivières et ruisseaux de taille modeste, le niveau de l'eau reste relativement stable et ne s'abaisse pas au-dessous de 50 cm en période de végétation (période estivale à courant fort et haut niveau d'eau). La variation de débit est faible, rendant ainsi possible le dépôt d'alluvions par effet de peigne. Le sol, au pH neutre à faiblement alcalin, est riche en éléments nutritifs, permettant le développement d'un lot d'espèces nitrophiles tq Urtica dioica, Impatiens noli-tangere, Galeopsis speciosa. Etage mont.
        • II.3.4.2 · 
          Glycerio-Sparganion

          Glycerio-Sparganion Br.-Bl. et Sissingh in Boer 1942
          Syn. : Glycerion Br.-Bl et Tx. 1943 (nom. nud.).

          Gpts bas caractérisés et dominés par des végétaux aux tiges rhizomateuses ascendantes à forte aptitude à la multiplication végétative des genres Glyceria, Nasturtium (plus rarement Apium, Berula), ou Sparganium erectum ssp. neglectum et Veronica beccabunga au sein de petits plans d'eau et zones d'écoulement à niveau constant (fossés, flaques, bords de ruisseaux, mares et étangs) à eaux faiblement courantes à stagnantes, méso- à eutrophes. Le plus souvent fortement anthropisées, ces unités sont situées entre le niveau moyen des eaux et les basses eaux estivales (l'amplitude est faible et atteint le plus souvent 10 à 30 cm, mais peut s'élever jusqu'à 50 cm : situation sténolotique selon Kopecky (1969)). La phase terrestre facilite la germination et le tallage des chaumes, qui développent des racines adventives au niveau des nœuds à l'air libre, augmentant ainsi la densité du peuplement et la résistance à l’arrachement. Lors de la phase aquatique, les chaumes traçantes des glycéries flottent régulièrement à la surface de l'eau. Les tiges sont ainsi inférieurement immergées une grande partie de l'année, mais émergées durant l'abaissement modéré des eaux estivales. Le sol, qui demeure engorgé l'été (hors période de sécheresse), est le plus souvent de nature boueuse, mais peut être caillouteux, voir bétonné. Etages coll.-mont. (subalp. inf.).
          • II.3.4.2.1 · 
            Glycerio-Sparganietum neglecti

            Glycerio-Sparganietum neglecti Koch ex Philippi 1973
            Syn. : Glycerieto-Sparganietum neglecti Koch 1926 p.p..

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Sparganium erectum ssp. neglectum, formant des peuplements paucispécifiques plus ou moins denses, au sein de petits cours d'eau, fossés ou bras morts à écoulement lent ; unité le plus souvent antrophophile des zones perturbées (secteurs fauchés ou faucardés, remblais) où elle se substitue au Phragmitetum australis. La profondeur de l'eau varie de (0) 0,2-0,5 (0,7) m en période de végétation. Absentes des peuplements les plus denses et des secteurs les plus profondément submergés, les glycéries ne sont pas structurantes dans cette association ; de même Phalaris, Phragmites ou Iris pseudoacorus ne sont présents que dans les peuplements les plus ouverts. Les hydrophytes des genres Lemna, Elodea, Callitriche sont présentes dans les secteurs régulièrement inondés (evt Alisma plantago aquatica). Le sol est le plus souvent vaseux en surface, pauvre à moyennement riche en calcaire et en nutriments. Etage plan.-coll.
          • II.3.4.2.2 · 
            Glycerietum fluitantis

            Glycerietum fluitantis Eggler 1933
            Syn. : Sparganio-Glyceria fluitantis ass. Br.-Bl. 1925 ; Glycerio-Sparganietum neglecti Koch 1926 p.p. ; Glycerietum fluitantis Nowinski 1930. Nom correspondant : Glycerieto-Sparganietum neglecti Koch 1926 subass. Glyceria fluitans Tx. 1937.

            Gpt dominé par Glyceria fluitans, formant le plus souvent des peuplements monospécifiques denses, présents sous le niveau moyen des eaux (optimum entre 0,1 m et 0,3 m de profondeur en période de végétation, soit de mai à août) au sein de petits plans d'eau, rives des lacs ou cours d'eau pauvres en éléments nutritifs et acides. Le sol est ordmt sableux, parfois caillouteux ou argileux (cas des petits plans d'eau). En secteur pastoral, cette unité est présente dans les jeunes mares clôturées destinées à l'abreuvement du bétail, mais non piétinées par celui-ci. Floristiquement cette unité est très pauvre : Carex rostrata et Sparganium erectum ssp. neglectum, Potamogeton berchtoldii, voir Lemna minor sont parfois présents çà et là (les hydrophytes sont présentes dans les secteurs les plus longuement inondés). Elle est moins fréquente que le Glycerietum notatae (sa tolérance à l'eutrophisation est plus faible) et régulièrement au contact des gpts à Potamogeton natans et Typha latifolia sur sa frange inférieure dont quelques pieds peuvent être présents au sein du peuplement. Etages coll.-mont.
          • II.3.4.2.3 · 
            Glycerietum notatae

            Glycerietum notatae Kulczynski 1928 nom. mut. Pott 1995
            Syn. : Glycerieto-Sparganietum neglecti Koch 1926 p.p. ; Glycerietum plicatae Kulczynski 1928 ; Catabroseto-Glycerietum p.p. Br.-Bl. 1949.

            Gpt dominé par Glyceria notata, formant le plus souvent des peuplements monospécifiques denses, présents à hauteur ou au-dessus du niveau moyen des eaux non à faiblement courantes, au sein des flaques et plans d'eau ou sur les berges des fossés et petits ruisseaux eutrophes. Le sol, le plus souvent argileux, est riche en bases et nutriments ; souvent calcaire. Il peut parfois être plus grossier ou simplement constitué d'un support artificiel (dalle bétonnée) sur des secteurs à niveau d'eau constant. Au sein des mares pastorales, cette unité est régulièrement piétinée par le bétail venant s'abreuver. Floristiquement, cette unité est très pauvre et seules quelques espèces nitrophiles pionnières tolérant le piétinement sont présentes ça est là tq Agrostis stolonifera, Poa trivialis, Ranunculus repens, Veronica beccabunga sur la frange terrestre. Sur sa frange aquatique, elle est régulièrement en contact (dans ce contexte) avec l'Eleocharitetum palustris tolérant une submersion prolongée. Etage (coll.) mont. (subalp. inf.).
          • II.3.4.2.4 · 
            Catabrosetum aquaticae

            Catabrosetum aquaticae Philippi 1973
            Non : Catabroso aquaticae-Polygonetum hydropiperis (Lohmeyer 1942) Poli et J. Tüxen 1960 ; Catabrosetum aquaticae Rübel 1911 ; Catabroseto-Glycerietum p.p. Br.-Bl. 1949.

            Gpt dominé par Catabrosa aquatica, formant le plus souvent un peuplement linéaire monospécifique dense de 1,5 à 2 m de large le long de sources et petits ruisseaux à hauteur du niveau moyen d'eaux eutrophes, faiblement courantes. Floristiquement, cette unité est très pauvre. Seules quelques espèces thermophiles des unités annuelles nitrophiles (Bidention) tq Bidens cernua ou amphibies (Eleocharito-Sagittarion) tq Veronica catenata ou Sparganium emersum sont présentes. Le sol, dont la nature demeure à préciser, est riche en calcaire. Etage coll.
          • II.3.4.2.5 · 
            Nasturtietum officinalis

            Nasturtietum officinalis Seibert 1962

            Gpt ouest-européen (régions à influence atlantique) caractérisé et dominé par Nasturtium officinale formant des tapis denses monospécifiques semi-sempervirents, sous le niveau moyen des eaux (à hauteur du niveau inférieur), au sein de fossés et petits ruisseaux faiblement profonds, de 10 à 30 cm (50 cm), à eaux courantes claires, méso- à faiblement eutrophes ; unité fortement atteinte par l'eutrophisation et la canalisation des fossés, surtout en bord de route (enfouissement, pose de support). Le sol aéré, riche en nutriments, est sableux à caillouteux, calcaire et pauvre en bases. Etage coll. (mont. inf.).
          • II.3.4.2.6 · 
            Nasturtietum microphylli

            Nasturtietum microphylli Philippi in Oberdorfer 1977

            Gpt est-européen (régions à influence continentale) caractérisé et dominé par Nasturtium microphyllum formant des tapis denses monospécifiques au feuillage rougissant en hiver, sous le niveau moyen des eaux (à hauteur du niveau inférieur), au sein des fossés et petits ruisseaux à eaux courantes méso- à faiblement eutrophes ; unité atteinte par l'eutrophisation et la canalisation des fossés, surtout en bord de route (enfouissement, pose de support). Le sol aéré, riche en nutriments, est calcaire et pauvre en bases. Etage coll. (mont. inf.).
          • II.3.4.2.7 · 
            Gpt à Veronica beccabunga

            Gpt à Veronica beccabunga Philippi 1973

            Gpt pionnier dominé par Veronica beccabunga, formant le plus souvent des colonies monospécifiques plus ou moins denses à feuillage aérien situé au niveau supérieur des eaux à écoulement laminaire, au sein des fossés et dépressions suintantes faiblement profondes, de 10 à 30 cm : zones d'atterrissement, pavage ou dalle bétonnée. Le groupement est pérenne sur les substratums caillouteux ou bétonnés et lentement remplacé par Glyceria notata sur les sols eutrophes les plus fins. Etage coll. (mont. inf.).
          • II.3.4.2.8 · 
            Apio nodiflori-Beruletum erectae

            Apio nodiflori - Beruletum erectae Philippi 1973 nom. mut. prop.
            Syn. : Apium nodiflorum - Sium erectum ges.- Philippi 1973. Incl.: Apietum nodiflori Br.-Bl. 1931.

            Gpt pionnier caractérisé et dominé par Berula erecta (Apium nodiflorum est très rare en Suisse), associés à Mentha aquatica, Phalaris arundinacea ou Sparganium erectum ssp. neglectum (plus rarement à Glyceria maxima) au sein de fossés inondés et périodiquement curés aux eaux claires, oxygénées, peu rapides et mésotrophes. L'arrêt des perturbations favorise les hélophytes de grandes tailles tq Glyceria maxima ou Sparganium erectum ssp. neglectum et conduit à la disparition de Berula erecta. Si Apium nodiflorum est capable de coloniser très rapidement les fossés après leur curage, Berula erecta tolère les secteurs à tranche d'eau plus élevée ; unité indifférente à la présence de calcaire, mais polluosensible. Etage coll.
  • III · 
    Ghiaioni, dirupi, tavolati e muri


    Cette unité comprend les végétations des parois rocheuses et des murs, des falaises suintantes et tufs, des éboulis, moraines et alluvions, des dalles rocheuses, ainsi que les végétations annuelles acidophiles des arènes et tonsures. Elle est physionomiquement marquée par l’importance d’un substrat minéral. La couverture végétale discontinue comporte régulièrement des bryophytes, des fougères et des espèces herbacées à appareil végétatif pérenne, notamment des espèces crassulescentes ou en coussinet (chaméphytes herbacées).
    • III.1 · 
      Asplenietea trichomanis

      Asplenietea trichomanis Br.-Bl. in Meier et Br.-Bl. 1934 corr. Oberd. 1977

      Gpts des fissures de rochers (chasmophytes) et murs caractérisés par Asplenium ruta-muraria, A. trichomanes, Hieracium amplexicaule et Sedum dasyphyllum.

       Tabella di sintesi

      • III.1.1 · 
        Potentilletalia caulescentis

        Potentilletalia caulescentis Br.-Bl. in Br.-Bl. et Jenny 1926 em.

        Gpts medio-européens et méditerranéens supérieurs des fissures de rochers calcaires caractérisés par Campanula cochlearifolia, Festuca quadriflora, Kernera saxatilis, Primula auricula ; Sesleria caerulea est régulièrement présent.
        • III.1.1.1 · 
          Potentillion caulescentis

          Potentillion caulescentis Br.-Bl. in Br.-Bl. et Jenny 1926 em. Richard 1972

          Gpts des parois ensoleillées tolérant de grandes amplitudes thermiques et hygrométriques caractérisés par la présence de chaméphytes en espaliers ou herbacées tq Rhamnus pumila ou Saxifraga paniculata.

           Tabella di sintesi

          • III.1.1.1a · 
            Potentillenion caulescentis

            Potentillenion caulescentis Theurillat in Theurillat, Aeschimann, Küpfer et Spichiger 1995
            Syn.: Androsaco helveticae-Drabion tomentosae Wraber 1970

            Gpts chasmophytiques alpiens des étages subalpin sup. à nival présents au-dessus de la limite forestière, comportant des chaméphytes en coussinets et caractérisés par Androsace helvetica, Festuca alpina, Minuartia rupestris associés à Saxifraga oppositifolia et Trisetum distichophyllum.
            • III.1.1.1a.1 · 
              Androsacetum helveticae

              Androsacetum helveticae Br.-Bl. in Br.-Bl. et Jenny 1926
              Syn.: Androsacetum helveticae Br.-Bl. 1918

              Gpt des fissures de falaises calcaires ou dolomitiques dominé par Androsace helvetica et caractérisé par Arabis bellidifolia ssp. stellulata, Draba tomentosa, Saxifraga caesia, Saxifraga moschata ainsi que la rare Draba ladina en Engadine. Etage subalp. sup. à nival.
            • III.1.1.1a.2 · 
              Minuartietum rupestris

              Minuartietum rupestris Trepp 1978

              Gpt des fissures de falaises schisteuses calcaires dominé par Minuartia rupestris et caractérisé par Campanula cenisia et Erigeron glabratus ; surtout présent en basse Engadine (Grisons). Etage subalp. sup. à nival.
          • III.1.1.1b · 
            Kernero saxatilis-Potentillenion caulescentis

            Kernero saxatilis-Potentillenion caulescentis Theurillat in Theurillat, Aeschimann, Küpfer et Spichiger 1995

            Gpts chasmophytiques des fissures calcaires des étages collinéen à subalpin inf., alpiens ou jurassiens, présents au-dessous de la limite forestière et dépourvus de chaméphytes en coussinets, se différenciant par la présence de Athamantha cretensis et Globularia cordifolia.
            • III.1.1.1b.1 · 
              Hieracio humilis-Potentilletum caulescentis

              Hieracio humilis-Potentilletum caulescentis Br.-Bl. in Meier et Br.-Bl. 1934
              Syn.: Potentillo caulescentis-Hieracietum humilis Br.-Bl. 1933 ; Potentilletum caulescentis Br.-Bl. in Br.-Bl. et Jenny 1926 ; Drabo-Hieracietum Oberd. (1970) 1977 ; Kerneretum saxatilis Lüdi 1921

              Gpt des fissures de falaises calcaires compacts ou de dolomie exemptes de neige en hiver (parfois présent sur les murs) et caractérisé par Erinus alpinus, Hieracium humile et Potentilla caulescens. Etages (coll.), mont., subalp. inf.
            • III.1.1.1b.2 · 
              Saxifragetum diapensoido-valdensis

              Saxifragetum diapensoido-valdensis Richard 1992

              Gpt intra-alpin localisé, des fissures de falaises calcaires (calcaire, dolomie, schiste calcaire) caractérisé par Saxifraga diapensioides et Saxifraga valdensis (absent de Suisse) associés à Asperula aristata et Herniaria alpina. Etage subalp.
        • III.1.1.2 · 
          Cystopteridion fragilis

          Cystopteridion fragilis Richard 1972

          Gpts des falaises ombragées à l'atmosphère fraiche à humide, tamponnée, riches en fougères et en mousses (parfois en situation secondaire sur mur), souvent dominés par Cystopteris fragilis et caractérisés par Arabis alpina, Asplenium viride, Aster bellidiastrum, Carex brachystachys ainsi que Ctenidium molluscum et Tortuella tortuosa.

           Tabella di sintesi

          • III.1.1.2.1 · 
            Asplenio viridis-Cystopteridetum fragilis

            Asplenio viridis-Cystopteridetum fragilis Oberd. (1938) 1949
            Syn.: Phyllitido-Cystopteridetum Faber 1936 ; Cystopteridetum fragilis Oberd. 1938 ; Moehringio muscosae-Asplenietum viridis Moor 1945

            Gpt de falaise intraforestière très ombragée à l'hygrométrie constante (en raison de l'évapotranspiration arborée et de la réduction de la vitesse du vent), très riche en mousses et souvent pauvre en plantes vasculaires. Lorsqu'elles sont présentes, le cortège est caractérisé par l'abondance relative de Cystopteris fragilis et d'Asplenium trichomanes, ainsi que la présence d'espèces sylvicoles tq Festuca altissima, Geranium robertianum, Mycelis muralis, Oxalis acetosella et Phyllitis scolopendrium. Etages (coll.) mont.
          • III.1.1.2.2 · 
            Asplenio-Caricetum brachystachyos

            Asplenio-Caricetum brachystachyos Richard 1972 nom. inv.
            Syn.: Caricetum brachystachidis Lüdi 1921

            Gpt de falaises suintantes, formant de petites surfaces, caractérisé par Agrostis schleicheri et Carex brachystachys accompagné d'espèces d'éboulis tq Adenostyles glabra et Gymnocarpium robertianum ; à la différence de l'Asplenio-Cystopteridetum, est présent dans les secteurs extraforestiers exposés au vent permettant le développement d'espèces héliophiles tq Carduus defloratus, Kernera saxatilis, Sesleria caerulea. Etages (coll.), mont.
          • III.1.1.2.3 · 
            Androsaco-Ranunculetum alpestris

            Androsaco-Ranunculetum alpestris Richard 1972

            Gpt relictuel (déterminisme glaciaire), parfois exposé au vent, confiné au Jura central et aux Alpes du nord bernoises et fribourgeoises (Stockhorn), caractérisé par la coexistence de Androsace lactea et Ranunculus alpestris. Etage mont. sup., subalp. inf.
          • III.1.1.2.4 · 
            Sileno-Cystopteridetum alpinae

            Sileno-Cystopteridetum alpinae Richard 1972 nom. mut. prop.
            Syn.: Heliospermo-Cystopteridetum regiae Richard 1972

            Gpt des falaises subalpines extraforestières ombragées, parfois suintantes, riche en mousses, caractérisé par la coexistence de Silene pusilla et Cystopteris alpina accompagnés de saxifrages tq Saxifraga oppositifolia, S. rotundifolia et de Pritzelago alpina ; parfois en situation abyssale. Etage subalp.
      • III.1.2 · 
        Androsacetalia vandellii

        Androsacetalia vandellii Br.-Bl. in Meier et Br.-Bl. 1934 corr. Br.-Bl. 1948

        Gpts des fissures des parois siliceuses caractérisés par Asplenium septentrionale et Polypodium vulgare.
        • III.1.2.1 · 
          Androsacion vandellii

          Androsacion vandellii Br.-Bl. in Br.-Bl. et Jenny 1926
          Syn.: Androsacion multiflorae Br.-Bl. 1926 in Br.-Bl. et Jenny 1926; Androsacenion vandellii Béguin et Theurillat 1984

          Gpts des falaises silicatées ou pauvres en calcaire des étages montagnard à nival caractérisés par Primula hirsuta et Saxifraga cotyledon associés à Draba dubia, Phyteuma scheuchzeri et Silene rupestris.

           Tabella di sintesi

          • III.1.2.1.1 · 
            Androsacetum vandellii

            Androsacetum vandellii Br.-Bl. 1926 nom. mut.
            Syn.: Androsacetum multiflorae Br.-Bl. 1918 ; Primuletum hirsutae Lüdi 1921 p.p.

            Gpt des falaises silicatées supraforestières caractérisé par Androsace vandellii et Phyteuma hedraianthifolium (souvent absents) accompagnés de Artemisia umbelliformis, Saxifraga bryoides, Saxifraga exarata. Etages alp., niv.
          • III.1.2.1.2 · 
            Asplenio-Primuletum hirsutae

            Asplenio-Primuletum hirsutae Br.-Bl. in Meier et Br.-Bl. 1934
            Syn.: Primuletum hirsutae Frey 1922; Primuletum hirsutae Lüdi 1921 p.p.; Primuletum hirsutae Gams 1927.

            Gpt des falaises silicatées montagnardes et subalpines (situé au-dessous de la limite supérieure de la forêt) dominé par Primula hirsuta accompagné de Poa nemoralis, Saxifraga aspera, Silene rupestris et parfois Festuca acuminata. Etages mont., subalp.
        • III.1.2.2 · 
          Asplenion septentrionalis

          Asplenion septentrionalis Oberd. 1938
          Syn.: Asplenienion adianti-nigro-ceterach (Oberd.) Béguin et Theurillat 1984

          Gpts des falaises silicatées ou pauvres en calcaire, thermophiles des étages collinéen et montagnard inférieur se différenciant par la présence de Ceterach officinarum, Epilobium collinum et Sedum album.

           Tabella di sintesi

          • III.1.2.2.1 · 
            Sedo dasyphylli-Asplenietum ceterach

            Sedo dasyphylli-Asplenietum ceterach (Gams 1927) Béguin et Theurillat 1984
            Syn.: Asplenietum ceterach Gams 1927

            Gpt des falaises silicatées ensolleilées intra-alpines (Valais interne) caractérisé par Ceterach officinarum et Sedum dasyphyllum. Etages coll., mont. inf.
          • III.1.2.2.2 · 
            Asplenietum septentrionali-adianti-nigri

            Asplenietum septentrionali-adianti-nigri Oberd. 1938

            Gpt des falaises silicatées subatlantiques, souvent présent en situation semi-ombragée (ex. falaises en sous-bois forestiers), et parfois sur des murs non cimentés en situation secondaire, caractérisé par Asplenium adiantum-nigrum accompagné de Poa nemoralis, Rumex acetosella, Sedum rupestre, Teucrium scorodonia ; présence possible de chaméphytes subatlantiques tq Calluna vulgaris ou Genista pilosa. Etages coll., mont. inf
        • III.1.2.3 · 
          Asplenion serpentini

          Asplenion serpentini Br.-Bl. et Tx. ex Eggler 1955

          Gpts des fissures sur serpentinite caractérisés par Asplenium cuneifolium, Asplenium adulterinum et Notholaena maranthae.

           Tabella di sintesi

          • III.1.2.3.1 · 
            Asplenietum serpentini

            Asplenietum serpentini (Knapp 1942) Gauckler 1954

            Gpt des fissures de serpentinite caractérisé par Asplenium cuneifolium, Asplenium adulterinum et Notholaena maranthae. Etage coll., mont.
        • III.1.2.4 · 
          Hypno-Polypodion

          Hypno-Polypodion Mucina in Grabherr et Mucina 1993

          Gpts des falaises silicatées ombragées collinéennes à montagnardes à l'atmosphère fraiche à humide tamponnée, riches en mousses et en fougères (parfois en situation secondaire sur mur), caractérisés par Polypodium vulgare et Bartramia pomiformis.
          • III.1.2.4.1 · 
            Groupement à Polypodium vulgare

            Groupement à Polypodium vulgare

            Unité dont la caractérisation est à préciser en Suisse ….
      • III.1.3 · 
        Parietarietalia judaicae

        Parietarietalia judaicae Rivas-Martínez ex Br.-Bl. 1963 corr. Oberd. 1979
        Syn.: Parietarietalia muralis Rivas-Martínez 1960

        Gpts des murs, remparts et parois anthropisées médio-européens caractérisés par Cymbalaria muralis et Parietaria judaica. Le genre Asplenium est parfois abondant.
        • III.1.3.1 · 
          Centrantho rubri-Parietarion

          Centrantho rubri-Parietarion Rivas-Martínez 1969 nom. inv.

          Gpts des vieux murs des régions inférieures chaudes marqués par l'influence méditerranéenne, situés en Suisse en zones viticole ou urbaine, au cœur des villes et villages bénéficiant d'un climat hivernal doux, notamment au sud des Alpes, caractérisés par Centranthus ruber.

           Tabella di sintesi

          • III.1.3.1.1 · 
            Oxalido-Parietarietum judaicae

            Oxalido-Parietarietum judaicae Br.-Bl. 1931
            Syn.: Parietarietum murale Arènes 1928 ; Parietarietum diffusae Arènes 1928 ; Parietarietum judaicae Arènes 1928 corr. Oberd. 1977 ; Asplenio-Parietarietum judaicae (Br.-Bl. 1952) Segal 1969

            Gpt des murs calcaires méditerranéens (ou subméditerranéens) ensoleillés et secs, riches en éléments nutritifs, dominé par Parietaria judaica accompagné de Cymbalaria muralis. Etage coll.
          • III.1.3.1.2 · 
            Centranthetum rubri

            Centranthetum rubri Oberd. 1969

            Gpt des murs calcaires méditerranéens (ou subméditerranéens) très ensoleillés et secs (exposition sud), pauvres en éléments nutritifs, dominé par Centranthus ruber (Cymbalaria muralis est ordmt peu abondant ou absent). Etage coll.
          • III.1.3.1.3 · 
            Erigerontetum karvinskiani

            Erigerontetum karvinskiani Oberd. 1969

            Gpt des murs insubriens (étés et hivers humides induisant une humidité constante), pauvres en calcaires et en éléments nutritifs (richesse inférieure à celle de l'Oxalido-Parietarietum), dominé par Erigeron karvinskianus (Cymbalaria muralis est ordmt peu abondant ou absent). Etage coll.
          • III.1.3.1.4 · 
            Cheiranthetum cheiri

            Cheiranthetum cheiri Segal 1962

            Gpt des vieux murs atlantiques, continentaux à méditerranéens riches en éléments nutritifs, présence de particules fines et d'humus, caractérisé par Erysimum cheiri. Etages coll. à mont.
        • III.1.3.2 · 
          Cymbalario-Asplenion

          Cymbalario-Asplenion Segal 1969 em. Mucina in Grabherr et Mucina 1993

          Gpts des vieux murs calcaires des régions tempérées caractérisés par Asplenium ruta-muraria, Asplenium trichomanes ssp. quadrivalens, Chelidonium majus et Tortula muralis.

           Tabella di sintesi

          • III.1.3.2.1 · 
            Asplenietum rutae-murariae-trichomanis

            Asplenietum rutae-murariae-trichomanis Kuhn 1937
            Syn.: Asplenietum rutae-murariae-trichomanis Tx. 1937 p.p. ; Tortulo-Asplenietum Oberd. 1957

            Gpt des murs ensoleillés et chauds, riches en mortier calcaire caractérisé par la dominance de Asplenium ruta-muraria et Asplenium trichomanes ssp. quadrivalens accompagnés parfois de Ceterach officinarum, Sedum album ou S. dasyphyllum. Etage coll.
          • III.1.3.2.2 · 
            Asplenio-Corydaletum luteae

            Asplenio-Corydaletum luteae Kaiser 1926 ex Segal 1969
            Syn.: Corydaletum luteae Kaiser 1926 ; Association à Corydalis lutea Brandes 1992

            Gpt des murs médioeuropéens ombragés à humidité constante dominé par Corydalis lutea (introduit ou échappé de jardin), souvent situés en centre ville au nord des Alpes. Etages coll. à mont.
          • III.1.3.2.3 · 
            Cymbalarietum muralis

            Cymbalarietum muralis Görs 1966

            Gpt des murs médioeuropéens ensoleillés à ombragés, dominé par Cymbalaria muralis. Etages coll. à submont.
          • III.1.3.2.4 · 
            Groupement à Sedum dasyphyllum

            Groupement à Sedum dasyphyllum

            Gpt des sommets de murs caractérisé par Sedum dasyphyllum (parfois dominant) et Asplenium ruta-muraria. Etages coll. à mont.
    • III.2 · 
      Adiantetea

      Adiantetea Br.-Bl. 1948

      Gpts des rochers calcaires suintants et des dépôts de tuf des étages inférieurs du sud des Alpes.
      • III.2.1 · 
        Adiantetalia

        Adiantetalia Br.-Bl. 1948

        Gpts des rochers calcaires suintants et des dépôts de tuf des étages inférieurs du sud des Alpes.
        • III.2.1.1 · 
          Adiantion

          Adiantion Br.-Bl. ex Horvatic 1939

          Gpts des rochers calcaires suintants et des dépôts de tuf des étages inférieurs du sud des Alpes.
          • III.2.1.1.1 · 
            Eucladio-Adiantetum

            Eucladio-Adiantetum Br.-Bl. 1931
            Syn.: Eucladio-Adiantetum Br.-Bl. ex Horvatic 1939

            Gpt caractérisé par Adiantum capillus-veneris et Cratoneuron commutatum, présent en adret, aux abords des sources aux eaux chargées en bases des pentes calcaires ou des tuffières. Etage coll.
    • III.3 · 
      Thlaspietea rotundifolii

      Thlaspietea rotundifolii Br.-Bl. 1948

      Gpts des éboulis, alluvions et moraines ± mobiles caractérisés par Arabis alpina, Campanula cochleariifolia, Geranium robertianum, Pritzelago alpina, Rumex scutatus, Saxifraga exarata ssp. moschata, Silene vulgaris ssp. glareosa.

       Tabella di sintesi

      • III.3.1 · 
        Thlaspietalia rotundifolii

        Thlaspietalia rotundifolii Br.-Bl. in Br.-Bl. et Jenny 1926 em.

        Gpts des éboulis et moraines neutrocalcicoles ± mobiles climaciques des étages alpin et nival se différenciant par la présence de Cerastium latifolium, Festuca quadriflora, Moerhingia ciliata, Pritzelago alpina ssp. brevicaulis, Saxifraga androsacea, S. stellaris et Taraxacum alpinum.
        • III.3.1.1 · 
          Thlaspion rotundifolii

          Thlaspion rotundifolii Br.-Bl. in Br.-Bl. et Jenny 1926 em. Zollitsch 1968
          Syn.: Thlaspion rotundifolii Jenny-Lips 1930 em. Zollitsch 1968

          Gpts des éboulis de calcaires durs des étages (subalpin supérieur) alpin (-nival) caractérisés par Doronicum grandiflorum, Galium megalospermum, Leucanthemum halleri, Poa minor, Thlaspi repens et marqués par l'abondance locale de Achillea atrata, Ranunculus alpestris et Saxifraga aizoides.

           Tabella di sintesi

          • III.3.1.1.1 · 
            Thlaspietum rotundifolii

            Thlaspietum rotundifolii Jenny-Lips 1930
            Syn.: Thlaspietum rotundifolii Br.-Bl. 1918; Thlaspietum rotundifolii Lüdi 1921.

            Gpt des débris calcaires, dolomitiques ou schisteux plus ou moins grossiers (Ø > 10 cm) des Alpes du Nord occidentales caractérisé par Thlaspi repens, Cerastium latifolium, Papaver occidentale, P. sendtneri, Viola cenisia. Etages (subalp. sup.), alp.
          • III.3.1.1.2 · 
            Papaveretum rhaetici

            Papaveretum rhaetici Wikus 1959
            Syn.: Thlaspietum papaveretosum Br.-Bl. in Br.-Bl. et Jenny 1926 p.p.

            Gpt des débris calcaires plus ou moins grossiers (Ø > 10 cm) des Alpes sud-orientales caractérisé par Papaver aurantiacum, Silene vulgaris ssp. prostata, Saxifraga aphylla, Valeriana supina. Association en limite d'aire, présente de manière fragmentaire en Suisse, où manque plusieurs espèces est-alpines caractéristiques tq Achillea oxyloba, Minuartia austriaca, Saxifraga sedoides, Sesleria sphaerocephala (très rare en Suisse). Etages (subalp. sup.), alp.
          • III.3.1.1.3 · 
            Crepidetum terglouensis

            Crepidetum terglouensis Seibert 1977
            Syn.: Crepidetum terglouensis Oberdorfer 1950

            Gpt des débris calcaires ou schisteux ombragés plus ou moins stabilisés caractérisé par Crepis terglouensis et se différenciant par la présence de graminoides structurants des pelouses alpines tq Carex sempervirens, C. firma, Sesleria caerulea. Etage (subalp. sup.) alp.
          • III.3.1.1.4 · 
            Leontodontetum montani

            Leontodontetum montani Jenny-Lips 1930

            Gpt des débris rocheux calcaires fins (Ø < 10 cm) ensolleillés caractérisé par Leontodon montanus associé à quelques espèces des éboulis alpins ± stabilisés (Drabion hoppeaneae) tq Campanula cenisia, Saxifraga biflora. Etages (subalp. sup.) alp.
          • III.3.1.1.5 · 
            Doronicetum grandiflori

            Doronicetum grandiflori Thimm 1953
            Syn.: Doronicetum grandiflori Gams 1927; Poo minoris-Hutchinsietum J.-L. Richard 1977

            Gpt des débris rocheux calcaires fins (Ø < 10 cm) ombragés et humides à long enneigement (déneigement souvent tardif, en août) dominé par Doronicum grandiflorum et parfois Ranunculus montanus, accompagnées d'espèces cryophiles et chionophiles tq Aster bellidiastrum, Saxifraga stellaris, Veronica alpina. Etages (subalp. sup.) alp.
        • III.3.1.2 · 
          Drabion hoppeanae

          Drabion hoppeanae Zollitsch in Merxmüller et Zollitsch 1967
          Syn.: Drabion hoppeanae Zollitsch 1966

          Gpts des éboulis fins, calcschistes et moraines des étages alpin supérieur et nival ± stabilisés caractérisés par Artemisia genipi, Draba hoppeana, Gentiana schleicheri, Saxifraga oppositifolia et Trisetum spicatum.

           Tabella di sintesi

          • III.3.1.2.1 · 
            Drabo hoppeanae-Saxifragetum rudolphianae

            Drabo hoppeanae-Saxifragetum rudolphianae Br.-Bl. 1949 em. Zollitsch 1968
            Syn.: Drabo-Saxifragetum Br.-Bl. 1949 p.p.

            Gpt des débris fins de calcaires ou de calcaires-schisteux est-alpins longuement enneigés au sol basique (pH : 7-8), frais, caractérisé par Draba hoppeana, Pedicularis aspleniifolia, Saxifraga cernua et des chaméphytes en coussinets (Sesleria ovata et Saxifraga oppositifolia ssp. rudolphiana caractéristiques de l'association sont absents de Suisse) ; association fragmentaire en limite occidentale de distribution en Suisse. Etages alp. sup., niv.
          • III.3.1.2.2 · 
            Artemisio genipi-Saxifragetum muscoidis

            Artemisio genipi-Saxifragetum muscoidis Richard 1975

            Gpt des débris fins stabilisés de schistes calcaires de crêtes ventées, au sol neutre à basique (pH : 7-8) désseché (enneigement < 7 mois), caractérisé par Artemisia genipi et Saxifraga muscoides associé à Arenaria ciliata s.str., Phyteuma globulariifolium, Saxifraga exarata ; parfois riche en lichens. Etages alp. sup., niv.
          • III.3.1.2.3 · 
            Herniarietum alpinae

            Herniarietum alpinae Zollitsch 1968 prov.

            Gpt des débris fins de schistes calcaires de versants ensoleillés, au sol neutre à basique (pH : 7-8) désseché (enneigement < 7 mois) caractérisé par Herniaria alpina associée à Artemisia glacialis, Leontodon hispidus ssp. pseudocrispus et Oxytropis helvetica. Etage alp. sup., niv.
          • III.3.1.2.4 · 
            Saxifragetum biflorae

            Saxifragetum biflorae Zollitsch 1968

            Gpt de moraines ou de débris fins des schistes calcaires de bas de versant très longuement enneigé (situation en ubac avec enneigement de 8 à 9 mois), pauvre en espèces, au sol faiblement basique, humide parcouru par des eaux de fonte et caractérisé par Saxifraga biflora ; parfois associé à Arabis alpina. Etage alp. sup., niv.
          • III.3.1.2.5 · 
            Campanulo cenisiae-Saxifragetum oppositifoliae

            Campanulo cenisiae-Saxifragetum oppositifoliae Oberdorfer 1959 em. Zollitsch 1968

            Gpt des débris fins de schistes calcaires ouest-alpins de haut de versant longuement enneigés au sol basique (pH : 7-8), frais, mais non inondés, caractérisé par Campanula cenisia et Saxifraga oppositifolia associé à Achillea nana. Etages alp. sup., niv.
          • III.3.1.2.6 · 
            Saxifrago oppositifoliae-Poetum alpinae

            Saxifrago oppositifoliae-Poetum alpinae Béguin, Progin Sonney et Vonlanthen 2006

            Gpt des sols cryoturbés (permafrost présentant une gélifraction de surface) présent ponctuellement sur des replats, épaules, cols en situation ventée caractérisé par Poa alpina et Saxifraga oppositifolia associées à Sagina saginoides. Etages alp. sup., niv.
      • III.3.2 · 
        Androsacetalia alpinae

        Androsacetalia alpinae Br.-Bl. in Br.-Bl. et Jenny 1926

        Gpts d'éboulis silicatés climaciques ± mobiles des étages (subalpin) alpin à nival.
        • III.3.2.1 · 
          Androsacion alpinae

          Androsacion alpinae Br.-Bl. in Br.-Bl. et Jenny 1926
          Syn.: Oxyrion Gams 1936

          Gpts des moraines et éboulis silicatés fins des étages alpin et nival longuement enneigés (7 à 9 mois / an) caractérisés par Cardamine resedifolia, Leucanthemopsis alpina, Poa laxa, Ranunculus glacialis, Saxifraga bryoides et S. seguieri.

           Tabella di sintesi

          • III.3.2.1.1 · 
            Androsacetum alpinae

            Androsacetum alpinae Br.-Bl. in Br.-Bl. et Jenny 1926
            Syn.: Androsacetum alpinae Br.-Bl. 1918

            Gpt pionnier des débris silicatés fins (gneiss, schistes, amphibolites, quartzites) frais, très acides (pH : 4,5 - 5,5), riches en terre fine, caractérisé par les coussinets d'Androsace alpina, Eritrichium nanum, Silene exscapa, ainsi que la présence de mousses et lichens. Etages alp. sup., niv. inf.
          • III.3.2.1.2 · 
            Oxyrietum digynae

            Oxyrietum digynae Br.-Bl. in Br.-Bl. et Jenny 1926
            Syn.: Oxyrietum digynae Lüdi 1921; Cerastio pedunculatae-Oxyrietum digynae Rivas-Martínez et Géhu 1978; Sieversio-Oxyrietum digynae Friedel 1956 em. Englisch et al. in Grabherr et Mucina 1993

            Gpt pionnier de moraine glaciaire humide riche en débris rocheux silicatés instables, au sol peu acide (pH : 6-7), caractérisé par Cerastium pedunculatum, Geum reptans et Oxyria digyna, coexistant avec des espèces neutro-calcicoles tq Arabis caerulea, Pritzelago alpina ssp. brevicaulis, Saxifraga stellaris et Taraxacum alpinum. Etage alp.
          • III.3.2.1.3 · 
            Luzuletum alpinopilosae

            Luzuletum alpinopilosae Br.-Bl in Br.-Bl. et Jenny 1926
            Syn.: Luzuletum spadiceae Rübel 1911

            Gpt pionnier des débris rocheux grossiers longuement enneigés (8 à 9 mois par an) des pentes raides ombragées, dominés par la couleur glauque de Luzula alpinopilosa et la présence d'espèces chionophiles tq Arenaria biflora et Sibbaldia procumbens. Le sol riche en humus est constamment humide, mais jamais engorgé, pauvre en calcaire - Transition vers le Salicetum herbaceae. Etage alp.
        • III.3.2.2 · 
          Allosuro-Athyrion alpestris

          Allosuro-Athyrion alpestris Nordhagen 1936

          Gpts des éboulis silicatés dessèchés à frais, non thermophiles de l'étage subalpin dominés par les fougères tq Cryptogramma crispa ou Athyrium distentifolium.

           Tabella di sintesi

          • III.3.2.2.1 · 
            Cryptogrammetum crispae

            Cryptogrammetum crispae Lüdi 1921 nom. mut.

            Gpt d'éboulis silicatés grossiers intra-alpins pourvus de terre fine, présent au sein de versants ensoleillés caractérisé par Cryptogramma crispa, associée à diverses espèces des genres Athyrium et Dryopteris, ainsi qu'à Avenella flexuosa et Silene rupestris. Etage subalp. , alp. inf
          • III.3.2.2.2 · 
            Athyrietum alpestris

            Athyrietum alpestris Schmid 1923
            Syn.: Athyrietum distentifolii Nordhagen 1928; Calamagrostio villosae-Athyrietum distentifolii (Wendelberger 1960) Schlüter et Niemann 1965

            Gpt dominé par Athyrium distentifolium, formant des populations denses au sein des versants caillouteux non boisés longuement recouvert par la neige et marqués annuellement par les avalanches. Le substrat composé de gros blocs silicatés supporte un humus acide, frais et aéré. L'Athyrietum alpestris est souvent en contact avec les mégaphorbiaies graminéennes à Calamagrostis villosa ou Agrostis schraderiana et les mégaphorbiaies à dicotylédones dont il constitue un terme de transition sur le plan hydrique et trophique. Etage subalp., alp. inf.
      • III.3.3 · 
        Valerianetalia montanae

        Valerianetalia montanae comb nov.

        Gpts des éboulis ± mobiles à stabilisés, moraines et alluvions calcaires frais des étages montagnard à subalpin (alpin) caractérisés par Adenostyles glabra, Gypsophila repens et Valeriana montana. L'alliance type est le Petasition paradoxi.
        • III.3.3.1 · 
          Petasition paradoxi

          Petasition paradoxi Zollitsch 1966

          Gpts des éboulis fins et ± mobiles des étages montagnard supérieur et subalpin caractérisés par Athamantha cretensis, Leontodon hispidus ssp. hyoseroides & ssp. pseudocrispus et Trisetum distichophyllum.

           Tabella di sintesi

          • III.3.3.1.1 · 
            Petasitetum paradoxi

            Petasitetum paradoxi Beger 1922 nom. mut.
            Syn.: Petatisetum nivei Br.-Bl. 1918; Petasitetum normale Jenny-Lips 1930

            Gpt alpien de débris calcaires ou dolomitiques frais à humides (éboulis en ubac ou zones encaissées, zones d'érosion, berges de cours d'eau), riche en terre fine, dominé par Petasites parodoxus accompagné d'Agrostis stolonifera, Dryas octopetala, Poa cenisia et de quelques espèces du Thlaspietum rotundifolii tq Achillea atrata, Moerhingia ciliata. Etages (mont. sup.), subalp.
          • III.3.3.1.2 · 
            Athamanto-Trisetetum distichophylli

            Athamanto-Trisetetum distichophylli (Jenny-Lips 1930) Lippert 1966 nom inv.
            Syn.: Petasitetum athamantetosum cretensis Jenny-Lips 1930

            Gpt alpien des débris calcaires ou marneux d'adret, secs, dominé par Athamanta cretensis et/ou Trisetum distichophyllum (sécheresse intermédiaire entre le Petasitetum paradoxi et le Matthiolo-Leontodetum) souvent associés à Thlaspi repens - association centrale de l'alliance. Etage subalp.
          • III.3.3.1.3 · 
            Matthiolo valesiacae-Leontodontetum hyoseroidis

            Matthiolo valesiacae-Leontodontetum hyoseroidis Richard 1984

            Gpt intra-alpien des éboulis de schistes calcaires plus ou moins stabilisés, le plus souvent dominé par Leontodon hispidus ssp. hyoseroides, riche en espèces steppiques thermophiles et xérophiles tq Koeleria vallesiana, Stipa eriocaulis et chasmophytiques tq Kernera saxatilis, Rhamnus pumila ; présence ponctuelle de la rare Matthiola vallesiaca. Etage mont. sup., subalp. inf.
          • III.3.3.1.4 · 
            Anthyllido-Leontodontetum hyoseroidis

            Anthyllido-Leontodontetum hyoseroidis Zoller 1951
            Syn.: Hieracio staticifolii-Tussilaginetum Siede 1960

            Gpt des pentes marneuses calcaires, fraîches, instables, temporairement desséchées, le plus souvent dominé par Leontodon hispidus ssp. hyoseroides et caractérisé par la présence de plusieurs taxons marnicoles amphihydriques tq Anthyllis vulneraria ssp. alpestris, Carex flacca, Molinia arundinacea et Phyteuma orbiculare; présence ponctuelle de zones engorgées avec des taxons hygrophiles tq Juncus alpino-articulatus, Pinguicula vulgaris, Tofieldia calyculata. Etages mont. sup., subalp. inf
          • III.3.3.1.5 · 
            Ligustico ferulacei-Leontodontetum hyoseroidis

            Ligustico ferulacei-Leontodontetum hyoseroidis Béguin 1972

            Gpt d'éboulis jurassien constitué de calcaire marneux se délitant en minces plaquettes et en terre fine co-dominé par Leontodon hispidus ssp. hyoseroides et Ligusticum ferulaceum associé à Festuca pulchella ssp. jurana, Ranunculus seguieri (très rare) et Sideritis hyssopifolia. Etage mont. sup., subalp. inf.
        • III.3.3.2 · 
          Arabidion alpinae

          Arabidion alpinae Béguin 1972
          Syn.: Arabidenion alpinae (Béguin 1972) Theurillat in Theurillat, Aeschimann, Küpfer et Spichiger 1995

          Gpts des éboulis moyens à grossiers, frais, ombragés ± mobiles à stabilisés aux étages montagnard supérieur et subalpin dominés par des fougères et se différenciant par la présence d'espèces chasmophytiques tq Asplenium viride, Cystopteris fragilis, Moerhingia muscosa et de mégaphorbiaies tq Saxifraga rotundifolia et Viola biflora.

           Tabella di sintesi

          • III.3.3.2.1 · 
            Cystopteridetum montanae

            Cystopteridetum montanae Richard 1972

            Gpt d'éboulis forestier ombragé situé au pied de falaises sur débris calcaires humides mobiles composés d'un mélange de graviers, cailloux, terre fine et humus, dominé par Cystopteris montana, associé à plusieurs mégaphorbes tq Adenostyles alliariae, Chaerophyllum hirsutum ou Senecio ovatus et herbacées forestières tq Cardamine spp., Lamium galeobdolon ssp. montanum et Oxalis acetosella ; forme de petites surfaces au sein de l'Aceri-Fagetum et du Lunario-Acerion. Etage mont. sup., subalp. inf.
          • III.3.3.2.2 · 
            Moehringio-Gymnocarpietum robertiani

            Moehringio-Gymnocarpietum robertiani (Jenny-Lips 1930) Lippert 1966
            Syn.: Petasitetum paradoxi dryopteridetosum robertianae Jenny-Lips 1930; Non: Dryopteridetum robertianae Lüdi 1921; Gymnocarpietum robertiani Kuhn 1937

            Gpt des débris rocheux ombragés mobiles de taille moyenne (cailloux ou petits blocs mesurant de 10 < Ø < 25 cm), souvent présent en ubac à l'aval de falaises et dominé par Gymnocarpium robertianum, accompagné de Adenostyles glabra, Geranium robertianum, Poa alpina et Rumex scutatus. Etage mont. sup, subalp. inf.
          • III.3.3.2.3 · 
            Polystichetum lonchitis

            Polystichetum lonchitis Oberdorfer ex Béguin 1972
            Syn.: Polystichum lonchitis-Gesellschaft Oberdorfer 1957

            Gpt des lapiaz ou gros blocs calcaires stabilisés (> 25 cm), ombragés et frais, parsemés de terre fine fraiche et dominé par Polystichum lonchitis et Saxifraga rotundifolia, accompagnés de mégaphorbes tq Athyrium filix-femina, Epilobium alpestre, Geranium sylvaticum. Etage subalp.
          • III.3.3.2.4 · 
            Dryopteridetum villarii

            Dryopteridetum villarii Jenny-Lips 1930 em Béguin 1972
            Syn.: Dryopteridetum rigidae Lüdi 1921; Dryopteridetum villarsii Gams 1927; Valeriano montanae-Dryopteridetum rigidae Aichinger 1933 nom inv. pro parte

            Gpt des lapiaz ou gros blocs calcaires stabilisés (> 25 cm), ombragés et frais des situations longuement enneigées, parsemés d'un humus noirâtre humide, dominé par Dryopteris villarii accompagné de taxons cryophiles tq Pritzelago alpina, Salix retusa ou Soldanella alpina. Etage subalp.
        • III.3.3.3 · 
          Epilobion fleischeri

          Epilobion fleischeri G. Br.-Bl. ex Br.-Bl. 1949
          Syn.: Salicion incanae sensu Englisch et al. in Grabherr et Mucina 1993 non Aichinger 1933

          Gpts des alluvions graveleuses à sablo-limoneuses des étages (collinéen) montagnard à subalpin (-alpin) caractérisés par Epilobium fleischeri et Hieracium staticifolium, accompagnés d'espèces rudérales tq Agrostis stolonifera et Tussilago farfara et de jeunes ligneux (< 50 cm) tq Myricaria germanica, Salix elaeagnos et S. purpurea ayant leur optimum de développement dans les formations alluviales arbustives (Salicion elaeagni).
          • III.3.3.3.1 · 
            Epilobietum fleischeri

            Epilobietum fleischeri Frey 1922
            Syn.: Epilobietum fleischeri Lüdi 1921; Epilobietum dodonaei ssp. fleischeri Br.-Bl. 1923; Petasitetosum epilobietum fleischeri Jenny-Lips 1930

            Gpt herbacé subalpin (optimum) des bancs de graviers et galets (évt sables grossiers) du cours supérieur des rivières alpines au régime glaciaire, dominé par Epilobium fleischeri, associé à Erigeron acer ssp. angulosus et à la présence plus ou moins sporadique d'espèces des éboulis alpins tq Achillea erba-rotta ssp. moschata, Cardamine resedifolia, Leucanthemopsis alpina, Saxifraga bryoides ; substrat à sécheresse variable. Etages (mont. sup.), subalp., (alp. inf.)

             Tabella di sintesi

          • III.3.3.3.2 · 
            Chondrilletum chondrilloidis

            Chondrilletum chondrilloidis (Br.-Bl. 1938) M. Moor 1958
            Syn.: Chondrillo-Myricarietum Br.-Bl. in Volk 1939 nom. inv. p.p.

            Gpt herbacé montagnard (optimum) des bancs de graviers et galets (évt sables grossiers) connectés avec les eaux souterraines (profondeur de la nappe : 20-50 cm), annuellement inondé, du cours moyen des rivières alpines, caractérisé par Chondrilla chondrilloides et Erucastrum nasturtiifolium, se différenciant par la présence d'espèces thermophiles tq Pinus sylvestris (juv.), Salix elaeagnos (juv.), Thymus praecox s.str. ; remplace l'Epilobietum fleischeri à plus basse altitude. Etage coll. sup., mont.
          • III.3.3.3.3 · 
            Equiseto variegati-Typhetum minimae

            Equiseto variegati-Typhetum minimae Br.-Bl. in Volk 1940
            Syn.: Typhetum minimae Br.-Bl. in Volk 1939

            Gpt des bancs limono-sableux humides riches en bases (pH : 7 à 8) dominé par Typha minima et régulièrement inondés par les eaux calmes (v < 20 cm/s) des cours d'eau alpins au régime d'influence glaciaire ou nival (dynamique alluviale forte) ; présence fréquente de Calamagrostis pseudophragmites, Equisetum variegatum, Juncus spp. et de jeunes tiges de Salix triandra. Etages coll. sup., mont. inf.
      • III.3.4 · 
        Achnatheretalia calamagrostis

        Achnatheretalia calamagrostis Oberdorfer et Seibert in Oberdorfer 1977 nom mut. prop.

        Gpts des éboulis calcaires secs thermophiles des étages collinéen à montagnard caractérisés par Epipactis atrorubens, Galeopsis angustifolia et Galium mollugo aggr.
        • III.3.4.1 · 
          Achnatherion calamagrostis

          Achnatherion calamagrostis Jenny-Lips ex Quantin 1932 nom mut. prop.

          Gpts thermophiles des éboulis ± fins des étages collinéen et montagnard ayant leur optimum de développement en secteur subcontinental ou subméditerranéen caractérisés par Achnatherum calamagrostis et Centranthus angustifolius, accompagnés de plusieurs espèces des lisières thermophiles tq Anthericum ramosum, Brachypodium rupestre, Origanum vulgare.

           Tabella di sintesi

          • III.3.4.1.1 · 
            Achnatheretum calamagrostis

            Achnatheretum calamagrostis Jenny-Lips 1939 nom. mut. prop.
            Syn.: Stipetum calamagrostis Br.-Bl. 1918

            Gpt des débris rocheux calcaires fins (graviers ou cailloux au diamètre < 10 cm), instables, des versants secs et chauds dominé par les touffes d'Achnatherum calamagrostis, souvent accompagné de Buphthalmum salicifolium, Galeopsis angustifolia ; optimum dans les Alpes internes. Etage (coll.) mont.
          • III.3.4.1.2 · 
            Vincetoxicetum hirundinariae

            Vincetoxicetum hirundinariae Kaiser 1926

            Gpt des débris rocheux calcaires et marneux, plus ou moins stabilisés et ombragés dominé par Vincetoxicum hirundinaria, accompagné de graminées sociales mésophiles tq Brachypodium rupestre, Calamagrostis varia et d'espèces de lisière tq Campanula rapunculoides ou Knautia dipsacifolia. Etage (coll.) mont.
          • III.3.4.1.3 · 
            Achnathero-Stipetum capillatae

            Achnathero-Stipetum capillatae (Br.-Bl. ex Kielhauser 1954) Mucina in Mucina et. al. 1993
            Syn.: Astragalo-Brometum stipetosum capillatae Br.-Bl. ex Kielhauser 1954

            Gpt luxuriant dominé par Achnatherum calamagrostis, Melica ciliata et Stipa capillata, présent en adret, sur des pentes à forte déclivité et pierreuses plus ou moins stabilisées à l'est des Alpes internes (précipitations < 600 mm). Sol très sec, pierreux sur roche-mère calcaire. Etage mont.
          • III.3.4.1.4 · 
            Iberidetum intermediae

            Iberidetum intermediae Richard 1975

            Gpt jurassien relictuel des débris rocheux marno-calcaires fins plus ou moins stabilisés, souvent riches en particules terreuses caractérisé par Centranthus angustifolius et Iberis intermedia (très rare en Suisse) associés à Asperula cynanchica, Leontodon hispidus ssp. hyoseroides et Silene vulgaris ssp. glareosa. Etage coll.
        • III.3.4.2 · 
          Scrophularion juratensis

          Scrophularion juratensis Béguin ex Richard 1972

          Gpts méso-thermophiles des éboulis ± grossiers des étages collinéens et montagnards ayant leur optimum de développement en secteur subatlantique caractérisés par Scrophularia juratensis, régulièrement associée à Sedum album.

           Tabella di sintesi

          • III.3.4.2.1 · 
            Rumicetum scutati

            Rumicetum scutati Faber 1936
            Syn.: Erysimo-Centranthetum Jenny-Lips 1930 p.p. ; Rumicetum scutati Kuhn 1937 p.p.

            Gpt des débris rocheux calcaires ensoleillés de taille moyenne (de 5 à 15 cm de diamètre), instables, colmatés par un squelette plus fin (terre et graviers de petite taille - 0,5 à 5 cm de diamètre) souvent dominé par Rumex scutatus accompagné de Valeriana montana, Vicia sepium et parfois de Erysimum ochroleucum, Linaria alpina ssp. petraea. Etage (coll.) mont.
          • III.3.4.2.2 · 
            Rumici scutati-Scrophularietum juratensis

            Rumici scutati-Scrophularietum juratensis (Breton) Royer 1973

            Gpt des débris rocheux calcaires hémi-sciaphiles grossiers mobiles souvent dominé par Rumex scutatus et Scrophularia juratensis, accompagné de Epilobium montanum, Moerhingia muscosa et Mycelis muralis. Etage (coll.) mont.
          • III.3.4.2.3 · 
            Galeopsietum angustifoliae

            Galeopsietum angustifoliae (Büker 1942) Bornkamm 1960

            Gpt des débris rocheux calcaires fins (majoritairement de 1 à 10 cm de diamètre), instables, souvent dominé par Galeopsis angustifolia, auquel s'associe parfois Linaria vulgaris, Chaenorhinum minus et Teucrium botrys ; parfois présent en situation secondaire dans les carrières, au bord des routes et voies de chemin de fer délaissées. Etage (coll.) mont.
      • III.3.5 · 
        Galeopsietalia segetum

        Galeopsietalia segetum Oberdorfer et Seibert in Oberdorfer 1977

        Gpts des éboulis siliceux secs des étages collinéen à subalpin caractérisés par Galeopsis segetum.
        • III.3.5.1 · 
          Galeopsidion segetum

          Galeopsidion segetum Oberdorfer 1957

          Gpts des débris rocheux silicatés, thermophiles et desséchés des étages collinéen à subalpin inférieur caractérisés par Epilobium collinum, Galeopsis ladanum, Lathyrus sylvestris et Sedum annuum.

           Tabella di sintesi